Projection à gogo au CRAAM   publié le 21/04/2016


Projection à gogo au CRAAM

Suite à la demande de plusieurs étudiants, la projection à gogo reprendra à partir de ce vendredi 22 avril au CRAAM, toujours dans le cadre du projet M’Kolosaina. Découvrez ici la suite de la programmation !


Que ce soit des films fictions, des documentaires, ou tout simplement des clips des années 90, « made in Madagascar » bien sûr,  la projection à gogo a de quoi stimuler la culture cinématographique des étudiants à l’Université d’Antananarivo. En moyenne, près de 100 étudiants sont venus chaque jour pour découvrir des productions malgaches, autres que ce que la télévision ou les boites locales ont à offrir.  Après chaque séance de projection, place au partage et au débat. Ce fut le cas lors de la projection du film court Selfie#Sale fille dans l’après-midi du 11 avril, suivi d’une rencontre avec sa réalisatrice Anjara Rasoanaivo, une des rares femmes cinéastes malgaches. Les questions posées par les étudiants  concernaient essentiellement la réalisation du film, à commencer par  la question de  Tsiresy Ramanantsoa « Un jeu de mot sur le titre Selfie # Sale fille, y a-t-il une raison particulière ? ». La réalisatrice a expliqué  que « derrière les selfies  parfaites que les filles ont l’habitude de publiées sur les réseaux sociaux se cachent forcément une mauvaise fille, une sale fille. » La question posée par Hobisoa Raininoro, la directrice exécutive du CRAAM, s’est plutôt penché sur les problèmes du cinéma à Madagascar : « Quelles sont les difficultés rencontrées par le cinéma malgache, mais surtout par le film Selfie#Sale fille ? ». D’après Anjara Rasoanaivo,  « Le côté financement  reste la plus grande faiblesse de ce secteur. L’absence de salle de cinéma est  aussi un grand blocage pour faire passer le film. »


Les étudiants réagissent…

Les films Dzaomalaza I et II ont également suscité un grand débat au sein de l’assistance. Djaomalaza, comme son titre l’indique, est un film qui  raconte la vie de Dzaomalaza, le personnage principal. « Il s’agit d’un film qui reflète la vie de certains jeunes à Madagascar, pour ensuite pouvoir en tirer des leçons », confie Naly Randriamahevo, bénévole du projet M’Kolosaina.  Les commentaires du public se sont surtout basés sur l’histoire de Nambinina, la copine du personnage principal, à commencer  par une remarque d’Alex « Je dirai qu’il y a un conflit de génération dans ce film. Les parents ne sont pas du même monde que les jeunes. Je trouve aussi qu’ils couvent trop leurs enfants. » Mais quelles sont  donc les solutions? « D’après ce qu’on a vu dans le film, le père, autant que la mère doit être responsable chacun de l’éducation de leur enfant », suggère Tsanta. Quant Stelvio Ratafika, il a souligné que : « Les parents doivent être à l’écoute de leurs enfants. Ils ne doivent pas forcément imposer leur choix. Aussi, il faut renforcer et  prioriser l’éducation dès l’enfance, leur montrer  la différence entre le bien et le mal ». De son côté,  Erick RAVELOARISON a ajouté: « Les jeunes ont tendance à accuser les parents. Or, tout dépend d’eux. Tout le monde est responsable de sa vie. Tout le monde est  libre de faire son choix». Durant les séances de projection à gogo, les idées ont fusé, les étudiants ont bel et bien prouvé qu’ils ne sont pas à l’Université juste  pour être de simples assimilateurs de connaissances. Ils sont là pour être des acteurs engagés, de leur vie,  bien sûr !

Quant  à la programmation quotidienne de la projection à gogo, elle sera affichée devant la porte du CRAAM à partir de ce jeudi 21 avril.

 

 

 

 


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