Le IOMMA renforce le réseau du Sud   publié le 30/09/2013


Le IOMMA renforce le réseau du Sud

Le IOMMA renforce le chemin vers l’exportation de la musique de l’océan Indien. Retour sur trois jours riches en rencontres et en découverte.

Ateliers, conférences, showcases et speed dating ont rythmé les trois jours du Marché des Musiques de l’océan Indien à l’hôtel Floralys, à l’Etang-salé, à La Réunion du 4 au 6 juin. Autour de la piscine, les projets prennent forme tandis que sous les chapiteaux, des acteurs se penchent sur des problématiques communes et cherchent à mutualiser les énergies et les compétences pour surmonter les obstacles.

De l’utilisation du webzine dans la promotion des artistes à la sempiternelle question du droit d’auteur dans l’édition musicale, en passant par les tournées en Australie et en Afrique du Sud, les ateliers ont permis aux participants à l’IOMMA de se doter d’informations actualisées et de confronter les expériences respectives des uns et des autres.
Les conférences ont abordé les enjeux et les défis du milieu musical d’aujourd’hui. De la scène jazz aux musiques actuelles, on parle de création, d’exportation et de valorisation. Tout converge vers la consolidation de la professionnalisation de la filière musicale dans la zone océan Indien, dont l’île de la Réunion commence à voir les retombées.
Les producteurs malgaches dont une partie vient pour la première fois à ce rendez-vous en ont profité pour se tailler une place et s’inscrire dans cette dynamique. Malgré l’organisation mise en place pour faciliter les rencontres, les trois jours ont semblé insuffisants pour pouvoir sauter sur les occasions intéressantes. Les professionnels malgaches se sont réjouis d’avoir pu nouer des contacts.
 

Glace brisée

J’ai fait des rencontres intéressantes, mais il faut inscrire la démarche dans la durée. L’IOMMA est un début, mais le gros du travail va suivre car tout se joue dans le suivi des contacts. Il faut penser à leur envoyer des maquettes pour présenter les artistes  malgaches, déclare Mamy Andriamasi­naivo, patron de DoSol, à la fin des trois jours de rencontre.
Une démarche que partage la chanteuse Hanitra Ranaivo qui suit depuis trois ans ces rencontres professionnelles. Elle fait partie des artistes réunionnais qui ont bénéficié des retombées positives de cet outil, notamment dans l’exportation de sa musique. La grande tournée l’a amenée en Tanzanie, jusqu’en Australie, en passant par les États-Unis.
J’ai pu décrocher une petite tournée en Inde ! En Tanzanie, ça a accroché, donc on y reviendra. Sinon, les rencontres, c’est une belle initiative mais comme je l’ai toujours dit, il faut améliorer la formule pour avoir plus d’impacts. Nous, au début, on vient, on distribue des CDs mais maintenant, nous donnons juste des fiches de présentation car les professionnels n’ont même pas le temps d’écouter les disques. Après, on prend des contacts et on assure le suivi, a-t-elle témoigné.

Les professionnels internationaux ont agréablement fait le (re)découverte de la richesse et la diversité musicale de l’océan Indien. Chacun est rentré avec des contacts, des disques, des coups de cœur aussi comme les Malgaches Régis Gizavo et Teta, ou encore le réunionnais Tiloun. La découverte continue sur la scène du Sakifo, avec une programmation aussi riche que diversifiée.

Source :  www.lexpressmada.com/


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