Le statut de l'illustrateur à la loupe   publié le 30/09/2013


Le statut de l'illustrateur à la loupe

Être illustrateur à Madagascar. Est-ce un métier qui fait vivre ? Les professionnels en parlent. Les novices en apprennent.

 

Dans le cadre de la 9e édition du festival Gasy Bulles, la deuxième table-ronde a abordé, mercredi dernier, à l'Amphithéâtre de l'Institut français de Madagascar Analakely, le statut juridique, social et économique de l'illustrateur. Un sujet qui arrive à point nommé à l'heure où les débats sur le statut des artistes reprennent de plus belle.
Les intervenants sont issus de milieux pluridisciplinaires, Mamy Elysée Andria­narison, dessinateur pour l'Express de Madagascar, Ao Raha et l'Hebdo de Mada­gascar, Tojoarisoa Rindra­niaina Razafindrabe alias Riri, illustrateur pour l'Observa­teur, Hanta Navalona Razafimanantsoa, connue plutôt par son pseudonyme Sleeping pop, Alban Ramiandrisoa-Ratsivalaka, dessinateur et secrétaire général du Syndicat des artistes visuels de Madagascar, et Joelinirina Rarivojaona, chef de service de la documentation et de la répartition à l'Office malgache du droit d'auteur.
Après avoir fait le tour sur les conditions de travail précaires de l'illustrateur, comme tout autre artiste, les intervenants ont évoqué un métier en régression.

Formation nécessaire

Être illustrateur n'est pas un métier qui suscite un engouement, malgré les talentueux dessinateurs qui courent les coins de rue. La polyvalence est de mise, plus que la spécialisation, dans un milieu où le client reste le roi.  On est dans un milieu où on nous demande de tout faire. Donc, la polyvalence s'impose comme une évidence, soutient Sleeping pop.
Acquérir une notoriété, se faire un nom. Le chemin pour y arriver et les qualités requises pour devenir une référence. Difficile, mais non pas impossible, s'accordent à dire les intervenants. Alban Ramiandrisoa-Ratsivalaka évoque  la méconnaissance du droit  de l'artiste qui peut le conduire à une certaine exposition à l'exploitation.
La question de formation et de débouchés reste indissociable du statut de l'illustrateur. Mamy Elysée Andrianarison confirme le rôle important de la transmission dans la formation des générations d'illustrateurs. Mais la nécessité d'une formation de base en dessin est indiscutable malgré un grand talent, concèdent ces professionnels autodidactes.
La littérature de jeunesse en plein essor peut offrir d'importantes perspectives d'avenir pour les illustrateurs.

Source : www.expressmada.com


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