Tout sur l’atelier-rencontre avec Kouyaté-Neerman   publié le 05/10/2013


Tout sur l’atelier-rencontre avec Kouyaté-Neerman

Madajazzcar, c’est aussi des ateliers-rencontres comme celui avec le groupe Kouyaté-Neerman (mali / France) dans l’après-midi du 3 octobre à l’IFM.

On a souvent tendance à croire que Madajazzcar n’est qu’un grand patchwork de spectacles et de podiums de jazz organisés par ci et par là dans la Capitale. Les médias locaux matraquent le plus souvent les spectacles phares qui attirent le plus de public. Mais Madajazzcar, ce n’est pas que ça ! Au cœur même du Festival se tiennent de nombreux ateliers-rencontres / formations, pour la professionnalisation du secteur musical malgache, le renforcement de capacités des jazzistes locaux, en particulier. Tel un Festival digne de ce nom !

Dans l’après midi du 3 octobre dernier, nous avons assisté à l’atelier-rencontre avec le groupe Kouyaté-Neerman.  Ce groupe joue sur la scène de Madajazzcar dans le cadre d’une tournée internationale.

Kouyaté-Neerman, c’est plus que la juxtaposition de deux hommes, deux cultures, deux pratiques musicales. Quand ils commencent à jouer ensemble il y a dix ans, David Neerman et Lansiné Kouyaté savent que leurs instruments sont de lointains cousins. Au fond du vibraphone sonne un balafon, et réciproquement. Mais le dialogue instrumental qu'ils inaugurent ne se limite pas à la recherche d'airs de famille. Les deux hommes partagent autre chose : la curiosité, le besoin d'une expression vraiment personnelle, l'envie d'ouvrir une voie qui aille plus loin que le croisement de deux chemins. Ils connaissent le passé (la tradition mandingue, le jazz), mais conversent au présent. Et s'inventent un futur radieux avec Kangaba, leur premier album (enregistré avec une section rythmique), sorti en  été 2008.

Ils nous racontent leurs débuts en vidéo.

Entre chaque morceau minutieusement choisi, ils nous racontent leur rapport intime avec leurs instruments respectifs. Pourquoi le balafon ? Pourquoi le vibraphone ? Pourquoi telle mélodie ? Tel accord ? En bref, ils sont entrés dans des aspects plus techniques. On vous laisse le soin de le découvrir en streaming.

On l’a vite remarqué, ils s’expriment mieux avec la musique qu’avec les mots. Kouyaté-Neerman joue de tout, du mandingue au jazz, en passant sous les influences du dub, de l’éthio-jazz, de la world music...

Le groupe Kouyaté-Neerman, c’est 

 

 

Lansiné Kouyaté / Griot de Paris, virtuose du balafon originaire de la région de Kangaba au Mali.

 

David Neerman / Musicien français qui a fait fructifier son cursus (études de percussions classiques et de piano) en choisissant cet instrument à la fois clavier et percussions, le vibraphone.

 

Antoine Simoni à la basse

 

Guillaume Dommartin à la battérie

 

Plus d’infos sur :  www.noformat.com


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