Déclaration commune des syndicats et fédérations artistiques   publié le 01/08/2014


Déclaration commune des syndicats et fédérations artistiques

Suite à l’atelier à destination des syndicats, fédérations et confédérations artistiques qui s’est tenu du 25 au 28 février dernier à l’IKM, les acteurs culturels font entendre leur voix via une déclaration commune.

Durant la restitution de l’atelier  qui s’est tenue dans l’après-midi du 28 février, en présence de la ministre de la Culture et du Patrimoine, les représentants et les présidents des syndicats, fédérations et confédérations artistiques (ré)agissent d’une même voix pour revendiquer une légifération du statut d'artiste et la création d'une plateforme de festivals à Madagascar. 

 

   Déclaration commune des syndicats et fédérations artistiques

 

                                             « Quand tout aura disparu, il ne restera qu’une chose : la Culture »

 

STATUT DES ARTISTES

Conscients du poids et de l’importance, qui ne sont pas toujours  considérés à leur  juste valeur, des Arts, de la Culture et des Artistes en  tant que Patrimoine National et partie prenante effective de l’économie nationale,

Conscients de l’impératif de la revalorisation des Artistes, des Arts, de la Culture ainsi que des  Métiers d’Art,

Conscients de la nécessité de faire évoluer le statut des artistes malagasy, 

En application de la Loi N°2005-006 du 22 Août 2005, portant politique culturelle nationale pour  un développement socioculturel et économique,

Se basant sur le décret N°2011-029 sur proposition du Ministère de la Culture et du Patrimoine,  en Conseil de Gouvernement, portant sur le statut des Artistes,

Suite à l’Atelier participatif des Opérateurs Culturels et Directeurs de Festivals à Madagascar et  suite à l’élaboration de la Loi sur le Mécénat,

Nous, Fédération des Artistes, Syndicats des Artistes, Artistes,  Opérateurs Culturels et  professionnels de la culture, tous membres à part entière de la société civile malagasy, communiquons : 

Il a été convenu de réfléchir, d’analyser sur la base de l’actuel statut des artistes et de proposer un projet de rectification aux non-conformités constatées.

Si nous ne parvenons pas à faire entendre notre voix au pouvoir public, une commission de négociation sera mise en place, afin d’entamer un dialogue, afin de réclamer les ajustages légaux et légitimes de chaque domaine concerné, en terme de gestion légale et fiscale.

En amont, et autant de fois que nécessaire un dialogue constructif permanent sera instauré entre les différentes instances artistiques afin de nourrir les motifs de revendications, à commencer par la révision du Code du Travail à Madagascar, dont la priorité est pour nous, travailleurs culturels, de légiférer sur « ARTISTE » : corps de métier.

PLATEFORME DE FESTIVALS

Afin de fortifier le réseau des organisateurs de festivals et assimilés existants, une plateforme opérationnelle va être mise en place pour faciliter davantage la circulation et échanges d’artistes, de techniciens et porteurs de projet.

 Cette plateforme servira entre autres à mettre en avant les soucis communs et/ou particuliers des organisateurs d’événements culturels phares pour que la Fédération des Syndicats des Artistes puisse synthétiser les revendications, les soumettre à qui de droit et rendre constructifs les rapports entre le Ministère en charge de la Culture, les Bailleurs, employeurs et les artistes.

 Pour ce faire, nous proposons qu’un état des lieux de l’existant culturel soit mené (matériel, infrastructures, humain…) afin que le tissu culturel malgache soit renforcé et pérennisé. 

 Nous rappelons la nécessité de faire adopter et appliquer le projet de loi sur le mécénat d’entreprise à Madagascar. 

 Nous, Artistes et Opérateurs artistiques, Fédérations et Syndicats, nous engageons donc à nous tendre la main, plus que de par le passé et arriver ainsi à une mobilisation effective collective de toutes les parties prenantes, la société civile, l’Etat et les coopérants pour un résultat à l’avantage de tout le monde, vers un avenir culturellement plus riche, artistiquement plus illuminé et économiquement plus équitable.  

 Rédigé à Antananarivo,

Le 28 Février 2014,


Etaient présents, et ont contribué, lors de la rédaction de ce document, le vendredi 28 Février 2014 après-midi, les représentants des structures suivantes :

 

Syndicats et fédérations d'artistes 

   SEMPA - Syndicat des Auteurs

   Fédération des Arts Littéraires

  SMS - Syndicat du Cinéma Malagasy

  SEMPIMAHAI - Syndicat des Arts Visuels

  FAVI - Fédération des Arts Visuels

  Fédération des industries culturelles

  Send.MMozi.Ma - Syndicat des Artistes Musiciens

 Hors syndicats et fédérations :

  OMDA

  CRAAM

  DAPA MCP

  OFNAC

  Université de Diego Suarèz

  Association Dih'araiky Toamasina

  FL@H

  Is'Art Galerie Antananarivo

  Association VINA Fianarantsoa


Commentaires

  • Par : p.macqquart@only.fr, 2014-03-07 08:49:15

    la structuration et le regroupement sont indispensables...quel dommage de ne pas avoir integré les gens du festival libertalia et d'avoir profité pendant cet evenement de la presence a tana de pros de ces domaines , venus de France ou de la reunion(ou ce type de debayt existe depuis 20 ans et ou des solutions ont été trouvées...la circulation de l'info est la base de tout ! Pierre macquart, organisateur de Manapany festival, gerant pendant 18 ans du Bato Fou et president pendant 5 ans du Rézo, regroupement d'acteurs culturels, le tout a la reunion !!

  • Par : dir@artmada.mg, 2014-03-07 13:15:44

    Bonjour Pierre, Tous les opérateurs culturels malgaches concernés -- ou presque -- ont été informés de cet atelier de réflexion / mise au point destinés aux fédérations et syndicats d'artistes. L'équipe Libertalia comme tant d'autres. Bien des débats restent encore à mener / enclencher sur le statut de l'artiste malgache… comptes-rendus de ces (d)ébats qui seront à suivre sur le site du CRAAM, notamment. Certes, des témoignages venus des professionnels invités la semaine dernière auraient pu en effet se greffer. Mais quatre jours d'atelier, c'est court et, il est vrai, le programme des deux intervenants (voir interview de Mougin et Auvinet sur site CRAAM) était chargé. Rendez-vous l'année prochaine ?!! Car le débat autour du devenir socioprofessionnel des artistes malgaches est un long fleuve intranquille ! Et les regroupements / collectifs commencent à structurer / ordonner leurs propositions / quêtes. Bien à toi, Greta

  • Par : dir@artmada.mg, 2014-03-10 06:58:58

    Bonjour Pierre, Tous les opérateurs culturels malgaches concernés -- ou presque -- ont été informés de cet atelier de réflexion / mise au point destinés aux fédérations et syndicats d'artistes. L'équipe Libertalia comme tant d'autres. Bien des débats restent encore à mener / enclencher sur le statut de l'artiste malgache… comptes-rendus de ces (d)ébats qui seront à suivre sur le site du CRAAM, notamment. Certes, des témoignages venus des professionnels invités la semaine dernière auraient pu en effet se greffer. Mais quatre jours d'atelier, c'est court et, il est vrai, le programme des deux intervenants (voir interview de Mougin et Auvinet sur site CRAAM) était chargé. Rendez-vous l'année prochaine ?!! Car le débat autour du devenir socioprofessionnel des artistes malgaches est un long fleuve intranquille ! Et les regroupements / collectifs commencent à structurer / ordonner leurs propositions / quêtes. Bien à toi, Greta

Votre commentaire