Secteur audiovisuel malagasy : Que la mémoire vive !   publié le 31/10/2014


Secteur audiovisuel malagasy : Que la mémoire vive !

Placée sous le thème « Archives en danger : il reste encore beaucoup à faire », la célébration de la journée mondiale de l’audiovisuel du 27 octobre a été marquée par de nombreux événements : conférence-débat, exposition, cérémonie et forum national ici et là dans la Capitale.

Sauvegarde des richesses audiovisuelles, patrimoine de demain...

A l’ère du numérique,  la restauration de l’archivage audiovisuel est au cœur de toutes les préoccupations. Une conférence-débat autour du thème « Que la mémoire vive » a ouvert les festivités sur la célébration de la journée mondiale de l’audiovisuelle, le 17 octobre dernier à l’Alliance française d’Antananarivo.   Des professionnels du secteur ont répondus présents pour animer ces débats mettant en exergue les enjeux des archivages et les problèmes rencontrés actuellement.

« 500 personnes seulement ont visité les archives nationales pendant l’année 2004, cela n’a pas beaucoup évolué jusqu’à présent, soit dix ans après », a déploré Sylvie Andriamihamina, directrice des Archives nationales. De plus, « il manque les infrastructures adaptées pour tout les stocker et les exposer », a-t-elle ajouté.

Pourtant, à l’étranger, les musées sont nombreux et jouent un rôle important, non seulement au niveau de la conservation et la restitution des biens et identité culturels du pays, mais aussi de  l’attraction touristique, permettant ainsi de développer et renforcer le secteur archivage.

Laza, directeur des Rencontres du film court, a souligné que la mémoire et le cinéma sont un pair évident. L’archivage audiovisuel, patrimoine de demain, est fondamental et joue un rôle déterminant au niveau de l’histoire d’un pays. Présente dans l’assistance, Elia Ravelomanantsoa, ancienne ministre de la Culture et du Patrimoine, a soulevé l’idée de renforcer le lobbying concernant  l’archivage de ce patrimoine et faire une compagne de sensibilisation afin de conscientiser chacun sur l’importance de ces biens culturels. Selon elle, le cinéma et le meilleur outil pour immortaliser les moments forts de l’histoire de Madagascar, mais surtout pour que la génération future puisse garder en mémoire son passé.

Toujours dans le cadre de la Journée mondiale de l’audiovisuel, l’Alliance française d’Antananarivo, en collaboration avec l’association Fl@h, RoziFilms et Anta, ont également  organisé une exposition sur l’histoire du cinéma malagasy dans les locaux de l’AFT.

 

Archives  audiovisuelles nationales en danger...

La cérémonie de célébration de la journée mondiale de l’audiovisuel, organisée par l’Office Malgache du Cinéma (OMACI),  s’est tenue au tranompokonolona Analakely le 27 octobre dernier en la présence de la Ministre de l’Artisanat, de la Culture et du Patrimoine Voalanaroy Randrianarisoa. Selon elle, le meilleur moyen de pallier le danger qui pèse sur l’archivage audiovisuel serait de mettre en place  un musée spécialisé pour que tous les enregistrements audiovisuels puissent garder une trace indélébile de notre passé culturel et historique.

Pour ce, l’Office Malgache du Cinéma (OMACI) sera chargé de numériser et de conserver le patrimoine audiovisuel  dans un centre spécialisé.

« Il existe actuellement  14 millions de secondes d’archives à numériser. En ce qui concerne le coût, on peut compter 1600 Ariary par seconde, ce qui fait 14 millions d’Ariary  en tout», confie Thierry Raharison, directeur de l’OMACI.

Oui à l’archivage audiovisuel mais encore faut-il trouver au préalable les solutions pour pallier les  problèmes qui pèsent même sur le secteur audiovisuel malagasy en question comme la règlementation laxiste ou encore le phénomène de piratage. Dans cette optique, l’OMACI a organisé un forum national sur le piratage les  28 et 29 octobre dernier dans la salle de conférence du Ministère de l’Economie et de la Planificiation à Anosy.


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