Domoina Ratsara a dit…   publié le 30/09/2013


Domoina Ratsara a dit…

Statut des artistes: un pas en avant, deux pas en arrière

Le statut des artistes peine à prendre effet. Des lacunes à combler et des limites à repousser pour le rendre opérationnel et complet.

À l'heure où les acteurs pensent relancer les réflexions sur les revendications et propositions, en vue de la formulation du décret d'application du statut des artistes, adopté en janvier 2011, on évoque les lacunes du statut. Les artistes incriminent un statut conçu à la va-vite et qui ne tient pas compte des réalités. Du côté du ministère de la Culture et du Patrimoine, on parle d'un statut « à l'état embryonnaire ». Réalisé dans une période où les syndicats n'existaient pas encore, le texte souffre de nombreuses limites et apparaît comme un dispositif incomplet.
 Dans ce statut, on nous impose un prestataire en matière de sécurité sociale, dont la crédibilité s'effrite à nos yeux. Nous pensons surtout à créer une mutuelle qui répond plus à notre besoin. Dans la distinction entre artistes amateurs et professionnels, encore une fois, le texte s'éloigne de la réalité. Plus loin, on arrive à l'article sur le contrat qui se résume à un contrat de travail classique. Mais dans la pratique, il y a au moins quatre types de contrats. Dans le fisc, les artistes n'existent pas. Donc, c'est un peu à la tête du client pour le moment, remarque Alban Ramian­drisoa-Ratsivalaka, vice-président de la Fédération des syndicats d'artistes de Madagascar et secrétaire général du Syndicat des artistes visuels de Madagascar.


Dialogue


L'amélioration de l’actuel statut des artistes s'impose avant les travaux que requiert le décret d'application. D'autres acteurs évoquent l'opportunité d'une telle initiative dans le contexte actuel. Une prise de conscience positivement perçue du côté du ministère de la Culture et du Patrimoine. Le projet de coopération franco-malgache, Art Mada 2, promet de suivre d'accompagnement les acteurs de ce projet.
J'irai encore plus loin, en remettant en question la politique culturelle elle-même. Il faut améliorer ce statut, car il accuse de nombreuses lacunes. Il est sûr qu'il a été élaboré dans la précipitation et il reflète un flagrant manque de dialogue et d'échanges, lance Dama, président de la Confédération des syndicats des artistes.
Depuis janvier 2011, la confédération des artistes s'est attelée à mettre en place une structure de dialogue, le syndicat, pour faciliter le rapport entre le pouvoir public et les artistes. Actuellement, les actions se portent surtout sur l'élargissement de la structure et la sensibilisation des artistes pour y intégrer.

Source :  www.lexpressmada.com


Commentaires

Votre commentaire