Les professionnels malgaches partagent leurs acquis…   publié le 30/09/2013


Les professionnels malgaches partagent leurs acquis…

Les professionnels malgaches partagent leurs expériences et racontent leurs rencontres professionnelles lors du IOMMA 2013.

Eusébia Fatouma, gérante de la salle Jao's Pub Ambohipo

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J'ai participé pour la deuxième fois à ces rencontres professionnelles et j'avoue que cela m'a apporté beaucoup de savoir-faire dans ce domaine, étant gérante d'une salle de spectacle, le Jao's Pub. Pour ma part, j'ai fait des rencontres intéressantes, notamment quelques représentants des salles de spectacle comme moi. Le responsable de la salle Palaxa à La Réunion, par exemple. Nous avons échangé nos coordonnées en vue de nous mettre en contact pour les programmations des spectacles à venir et voir s'il pourrait y avoir des échanges de groupe d'artistes en tenant compte bien sûr des moyens de chacun. J’ai croisé aussi le jeune responsable de la salle Le Sapin Café Culture de Maurice qui se trouve dans le même cas que moi (au niveau moyen et capacité d'accueil, programmation au moins un mois à l'avance et tout le reste…). C'était une rencontre très riche avec des échanges de savoir-faire et cela fait plaisir de savoir qu'on n'est pas seul dans ce milieu .




Mboahangy Andriamihamisoa, directeur exécutif de Libertalia-Music Records Ltd

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Personnellement, j'ai fait des rencontres intéressantes mais j'ai surtout découvert qu'on ne communique pas assez sur Madagascar et son potentiel dans le secteur de la musique. Pourtant, les gens ont manifesté un certain engouement quant à l'idée de connaître les musiques de notre pays. Ces rencontres m'ont permis de découvrir de différentes possibilités et opportunités d'échanges. Nous avons eu énormément de contacts. Ca été un voyage très positif. Maintenant, il faut s'atteler au suivi, relance et envoi des informations complémentaires. Se trouver dans un réseau est important pour exporter les artistes malgaches. Nous avons déjà MVCM-Madagascar voyage au cœur de la musique pour le réseau européen mais il est important de développer l'axe Sud. Il est très intéressant de revenir pour entretenir et agrandir le réseau car il y a un renouvellement des professionnels chaque année.


 

 

 

 

 

 

 

 

 

Désiré Razafindrazaka, président du comité d'organisation du festival de jazz, Madajazzcar

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C'est ma deuxième participation et pour moi l'objectif est de faire connaître le festival Madajazzcar et renforcer les liens avec les autres festivals et acteurs de la zone. Il s'agit aussi de faire connaître le jazz de Madagascar. Je suis content car il y avait la conférence sur l'actualité et la scène jazz dans l'océan Indien à laquelle j'ai participé aux côtés des professionnels de Maurice, de La Réunion et de l'Afrique du Sud. Ils ont été impressionnés par la longévité du Festival et la vitalité et le dynamisme de la scène jazz à Madagascar malgré la différence en termes de moyens. Mes acquis concrets à l'issue de ces rencontres, c'est d'abord l'intégration dans ce réseau. C'est essentiel. Dans les rencontres one-to-one, j'ai établi les contacts avec des artistes notamment ceux de La Réunion et des professionnels. J'aimerais dire aussi que la musique dans l'Océan Indien engendre un vrai marché qui représente toute une économie. Il y a une offre et une demande avec un nombre important d'acteurs (agents, producteurs, tourneurs, festivals, salles, maisons de disques, distributeurs,...). Le professionnalisme devrait être de mise. Il faut qu'on trouve notre place là-dedans en étant professionnel et en structurant l'industrie musicale à Madagascar.


 

 

 

 

 

 

 

 

 

Mamy Andriamasinaivo, directeur de DoSol

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Pour ma première participation à ces rencontres professionnelles, je ne peux que me réjouir d'être rentré avec des contacts. Mais ce qui est important aussi c'est d'avoir eu accès au réseau anglophone. J'ai été agréablement surpris par l'accueil et l'ouverture des professionnels indiens et sud-africains. Avec l'Inde, la prise de contact est prometteuse. Autre chose que j'aimerais aussi souligner, c'est la diversité de la musique de la programmation durant les rencontres. Présenter une musique contemporaine est faisable et ne pas s'obstiner à associer Madagascar à une musique traditionnelle et folklorique.

 

Source : www.lexpressmada.com

 iomma.net 


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