Au coeur du festival MAMAHOAKA   publié le 30/09/2013


Au coeur du festival MAMAHOAKA

toutes différentes mais représentant une identité…lieu de prédilection, là où le chant du vakinankaratra résonne...

A peine entré dans la ville des eaux, ce doux parfum de festivité vous enivre. Une musique entrainante au loin qui vous arrive discrètement aux oreilles, vous met d’emblée dans l’ambiance du festival. A l’entrée de la grande avenue de l’indépendance, on commence à y voir plus clair : foule, chapiteau et sonorisation bon marché vous achèvent. Et voilà vous êtes sur le site de la cinquième édition du festival Mamahoaka.
On arpente l’avenue dans ce dédale de personnes affairées et occupées à se divertir ou…tout simplement à survivre. Les mélodies sortent d’ici et d'ailleurs, traversant un coin à un notre, toutes différentes mais représentant une identité…lieu de prédilection, là où le chant du vakinankaratra résonne.

Desiré Razafindrazaka-Mamy Bastah-Rajery

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Au fur et à mesure qu’on remonte vers la scène, on croise sur notre chemin, Andry, tireur de pousse-pousse de son état originaire de la capitale. Il en est à son deuxième Mamahoaka. Et qui de mieux placé pour nous dire ce que peut ressentir le public qu’un travailleur acharné comme lui:  par rapport à l’année dernière je trouve qu’il y a moins de monde, cela est peut-être dû au fait que c’est la rentrée des classes ou bien une programmation moins attractive ?... 

Reprenons notre bonhomme de chemin.

On se pose, on se concentre, on commence le travail et on part à la rencontre de Rajery et il nous dévoile ses impressions concernant le festival:

Il est d’abord à noter que le festival Mamahoaka est un festival de renom et également un actif collaborateur du festival Angaredona. En outre, puisque la musique est un partage, Mami Bastah et moi avons décidé de multiplier nos prestations locales. Toujours faire mieux connaître les valeurs de la musique du pays. 
Enrichissant, intéressant, une rencontre qui tisse des liens et rapproches des personnes. On continue la visite. On se déplace, on bouge sous le son des artistes en pleine balance sur la scène et au loin une silhouette qui nous est bien connue se dresse, celle de Bekoto. On approche, on commence à parler de musique, selon lui : la musique dans tous ses styles d’où qu’elle provienne et de là où on écoute fait gage de plénitude et renvoie à un autre état d’esprit plus paisible et ordonné .
Intéressant ce bonhomme. Figure emblématique du groupe Mahaleo, il affiche une sympathie hors du commun. Au loin il y a la directrice de l’Alliance française d’Antsirabe sur sa bicyclette, bien évidemment elle est dans son festival, au taquet, elle nous a quand même laissé quelques mots : bon festival à tous et merci pour votre soutien…
Une vision incroyable que celle d’assister au spectacle directement derrière la scène de la gare. On a un large champ de vision sur les artistes, et les Antsirabéens rassemblés devant la scène pour le traditionnel bal populaire du festival animé par toute une flopée de DJ aux sons totalement électronique. Peut être un peu trop avant-gardiste pour la région du Vakinankaratra ?

 

 

 

Une chose est sure, le public du Vakinakatra sait exprimer sa satisfaction du spectacle qui s’offre à lui et reste silencieux, admiratif, limite amorphe pour l’œil de celui qui a l’habitude de côtoyer le public de la capitale. Bon à bon entendeur, Nous, on revient demain pour une nouvelle chronique en direct de la cinquième édition du festival Mamahoaka d’Antsirabe.


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