François Gaertner a dit…   publié le 04/12/2013


François Gaertner a dit…

Madajazzcar : improviser au milieu du chaos

publié le
24 octobre 2013
 

Depuis bientôt 25 ans, le festival Madajazzcar fait résonner la note bleue dans tout Tananarive et ses provinces. À quelques semaines du premier tour d’élections présidentielles sous haute surveillance, dans un contexte économique catastrophique, coup d’œil sur les rouages d’un festival au financement précaire, au cœur d’enjeux de coopération culturelle complexes.

33 candidats à la présidence, leurs visages de circonstance au sourire raide posés sur le sempiternel costume chic, placardés partout dans Tananarive, décatis par la pluie, rongés par la pollution étouffante et déchirés par la guerre électorale d’occupation des murs ; leurs mini-bus promotionnels alourdis de milliers de prospectus et de t-shirts imprimés à grands frais, qui crachent leurs relents de mauvais gazole, leur musique criarde et leur criante absence de programme ; l’insécurité aggravée par la crise, la corruption galopante, les appétits prédateurs creusés par la richesse des ressources naturelles malgaches, les craintes quant au déroulement du scrutin et méfiance de la communauté internationale qui a dépêché sur place des dizaines d’observateurs de l’Union Européenne pour vérifier que tout se déroule dans les règles : à Madagascar, la "propagande" bat son plein dans une agitation imprégnée de sentiments contradictoires. Le 25 octobre, le pays votera pour la première fois depuis la prise de pouvoir contestée d’Andry Rajoelina en 2009. Depuis, la crise institutionnelle paralyse le processus législatif, inquiète les organismes internationaux, refroidit les investisseurs en même temps qu’elle achève d’ouvrir les portes aux trafics en tous genres qui saignent lentement la Grande Île. Si les Malgaches veulent ces élections, ils sont pessimistes quant à la faculté (et bien souvent la volonté) de leurs politiciens à sortir concrètement le pays de la crise. Sans compter que trois poids lourds de la politique nationale n’ont pas été autorisés à se présenter, dont Rajoelina lui-même et l’ex-président Didier Ratsiraka, qui joue la mouche du coche depuis son banc de touche, critique le processus électoral, et flirte carrément avec le grotesque en promettant qu’il tient dans la paume de sa main de mystérieux investisseurs étrangers, prêts à injecter des milliards de dollars dans le pays s’il veut bien renoncer à voter.

Mais si l’on devait se fier à ce qui se passe dans l’écrin bucolique du théâtre de verdure d’Antsamanitra cet après-midi, on pourrait pourtant jurer que tout va pour le mieux à Madagascar. Les grands vieux arbres dodelinent paisiblement au gré du vent qui rafraîchit les centaines de personnes assises tranquilles sur les pierres ocres de l’amphithéâtre, les amoureux se bécotent sous les ombrelles, la flicaille affalée réchauffe au soleil ses uniformes usés en échangeant des blagues tandis que sur la scène en contrebas, l’Américaine Sara Lazarus chante gratuitement le romantisme matérialiste des standards du swing et du blues, accompagnée d’un trio mené par le pianiste français Olivier Hutman. La clôture du festival Madajazzcar, qui fait résonner depuis 24 ans la note bleue sur diverses scènes de Tana, fait l’impression d’une parenthèse.

"Nous sommes un peu représentatifs de la faculté de résistance à l’impact du peuple malgache", explique Désiré Razafindrazaka, président du comité d’organisation de Madajazzcar depuis 2001, et qui se bat pour faire vivre l’un des plus anciens rendez-vous culturels locaux au milieu du chaos ambiant. "Nous avons traversé trois crises majeures, nous devons composer avec un budget et un contexte qui n’ont pas cessé de se dégrader depuis quatre ans, et même bien avant, et pourtant nous sommes toujours là. On pourrait presque dire que nous sommes un indice de stabilité du pays…"

"Nous, on fait campagne pour la musique…"

Reste que la stabilité et le confort à Tananarive sont toujours des enclaves assiégées. Quand il nous explique tout ça entre deux soupirs fatigués et trois coups de fil, l’ample carcasse de Désiré est assise dans le grand canapé blanc de son salon, où il nous consacre aimablement quelques unes de ses rares minutes de calme. Sa grande maison et le vert jardin où, un peu plus tôt dans la journée, il accueillait quelques invités du festival pour un sympathique brunch musical, sont enceints de hauts murs protégés par des barbelés. Assis au soleil, les convives ont pu profiter d’une table généreuse dressée devant l’excellent jeune quartet malgache Izika, dont les compositions tranquilles, les reprises astucieuses et les arrangements délicats ne suffisent pas à tout à fait dissiper un sentiment de décalage : entendre "Une chanson douce" dans une cour de forteresse entourée de taudis est une expérience désarmante. Désiré pose une main amicale sur mon épaule avec un demi sourire : "On n’est pas bien là, à Tanà, dans nos prisons dorées ?"

Je lui demande si le contexte électoral a compliqué l’organisation du festival. "Je suis apolitique, et bien que son âge et son prestige puisse parfois donner à certains des envies de récupération, le festival le reste aussi. Donc les élections n’ont pas vraiment d’influence sur son déroulement." Cette neutralité de principe fournit à Désiré un abri salutaire pour se protéger du tumulte politique local, mais elle est parfois difficile à concilier avec ses activités professionnelles. Fondateur et directeur d’un cabinet d’étude en management, en communication et en évaluation de projets, il s’inscrit dans le réseau africain indépendant Afrobaromètre, qui analyse le contexte socio-politique du continent et de sa région. Dans ce cadre, il a récemment publié une étude qui témoigne du divorce entre les Malgaches et leur classe dirigeante. Insécurité croissante, pauvreté aggravée, accès limité à l’eau potable : six personnes sur dix considèrent que leurs conditions de vies sont mauvaises, et la majorité des sondés met la dégradation du pays sur le compte de l’incompétence de ses dirigeants politiques successifs. Reprise par RFI dans un article publié le 9 octobre qui le cite personnellement, l’étude s’est invitée dans les médias au beau milieu du festival. "Laisse-moi te dire que je m’en serais bien passé… Mais bon, après, je n’ai pas eu de coup de fil, personne ne m’a fait de réflexions." L’étude a pourtant, depuis, disparu du site de l’Afrobaromètre.

La diplomatie du logo

Il est probable qu’il s’agisse d’une erreur technique, et qu’elle n’ait pas été volontairement retirée : de toute façon, la classe politique locale est trop accaparée par la "propagande", le nom que l’on donne à Madagascar à l’affolant battage médiatique de la course aux votes, pour se pencher vraiment sur des problèmes de fond. Désiré :

"C’est assez surréaliste de voir les banderoles et les encarts publicitaires du Madajazzcar au milieu de ceux des candidats, partout dans les rues et dans les journaux. D’autant que pendant la campagne, il y a beaucoup de concerts pour rallier les foules. C’est un moment faste pour les musiciens, qui jouent beaucoup. La ressemblance donne l’impression que les candidats aussi organisent chacun leur festival… Ou alors que le Madjazzcar est en campagne. Sauf que nous, on fait campagne pour la musique…"

Si le festival est émancipé des enjeux internes de la gouvernance malgache, il n’existe pas tout à fait en dehors du jeu politique. Avec un budget en fonds propres qui ne dépasse pas les 50 000 euros et la baisse constante des sponsors privés, amaigris depuis la crise politique de 2009, Madajazzcar doit composer avec les susceptibilités de partenaires étrangers, qui participent au festival de différentes manières, en fournissant des billets d’avion, en prêtant du matériel, ou en subventionnant des projets artistiques. C’est par exemple les États-Unis, dont le corps diplomatique est retranché dans un énorme fort hyper sécurisé à la périphérie de Tananarive, qui ont financé le déplacement de la chanteuse Sara Lazarus - billet, cachet, et même une partie des frais d’organisation pour ses spectacles. Et les soutiens, d’où qu’ils viennent, ne sont pas sans contrepartie. Comme les candidats à la présidentielle collés sur les murs de Tanà, photographiés avec le flash en pleine figure, ce que veulent ces partenaires, c’est rayonner.

Il y a d’abord la désopilante et périlleuse mécanique du logo. Même à Madagascar, que la responsable locale de la Banque Mondiale décrivait en juillet dernier comme le pays le plus pauvre du monde, on n’y coupe pas. Qui a mis un peu de sous a le droit d’avoir son logo sur le dossier de presse, mais pas sur scène ; qui a mis beaucoup de sous va vouloir une banderole, et son logo en gros ; qui a mis moyen des sous a le droit d’avoir son logo posé au bord de l’estrade ; et tous veillent au grain, gare s’ils réalisent au détour d’une photo qu’ils furent spoliés d’un légitime affichage par étourderie !


La jungle visuelle des partenaires est une broussaille à toute épreuve.

Les enjeux d’influence ont aussi des conséquences plus directes sur la direction artistique. Ce mode de financement implique qu’une bonne partie des artistes programmés sont étrangers, chacun des pays impliqués plaçant ses artistes nationaux. Pour la 2e semaine du festival, en dehors d’une soirée spéciale Jazz Malgache, les têtes d’affiche sont suisse, françaises, réunionnaises, et américaine. Une forte ouverture à l’international qui a suscité l’an dernier quelques critiques, et motivé un expéditif procès en colonialisme, mené en une phrase par le brillant saxophoniste Nicolas Vatomanga et relayé dans la revue spécialisée Jazz News, qui a fait grincer des dents le président Désiré :

"Madajazzcar est le seul évènement de l’île pour les musiciens de jazz, qui le reste du temps courent les cachets dans les bars, donc il y a beaucoup d’attentes, et ça peut se comprendre. Après, on essaye de promouvoir les artistes malgaches du mieux qu’on peut, avec les moyens qu’on a…"

Cette année, Nicolas Vatomanga a été invité avec deux projets : une collaboration électro-jazz avec un DJ réunionnais d’un côté , et son groupe Madajazz de l’autre, projet où il rassemble sur scène toutes les influences musicales de la Grande Île.

Ces nœuds subtils d’intérêts divergents jouent aussi sur la géographie du Madajazzcar, qui se trouve éclaté à travers la ville : Alliance Française, Institut Français, Lycée Français, Office du Tourisme, Cercle Germano-Malgache…

"Nous multiplions les scènes pour répondre à des enjeux de communication et satisfaire nos partenaires. Cette année, j’ai du demander à l’immense Paco Séry, qui nous a fait l’honneur d’ouvrir le festival la semaine dernière au Palais des Sports, de faire un concert supplémentaire à L’Institut français de Madagascar, qui nous l’a demandé. Heureusement, il a accepté de le faire pour un cachet symbolique…"

"La solidarité est au cœur de Madajazzcar"

Les multiples émanations diplomatiques des pays partenaires ne sont pas les seuls à faire un effort financier.

"La solidarité est au cœur de Madajazzcar. Nous ne pourrions pas avoir la programmation actuelle si les artistes, eux aussi, n’étaient pas disposés à faire des efforts. Nous n’avons pas les moyens de passer par des tourneurs, donc je m’appuie sur un réseau de connaissances personnelles pour entrer en contact avec eux. Le grand guitariste belge Philippe Catherine, par exemple, a accepté l’an dernier de venir sans cachet. Olivier Hutman a lui voulu revenir cette année par ses propres moyens."

En plus d’accepter de rogner leurs revenus, voire d’y renoncer carrément ou de venir sur leurs propres deniers, les invités du Madajazzcar consentent à se déplacer sans leurs backing bands réguliers, par mesure d’économie. Pour diminuer les coûts prohibitifs liés aux transports, le festival puise dans le bouillonnant vivier des musiciens malgaches pour leur fournir des groupes, avec lesquels ils ont des temps de résidence parfois très resserrés avant de passer sur scène .

Ces échanges entre musiciens font partie de l’identité de Madajazzcar. Désiré commente :

"Le rôle du festival est de montrer à Madagascar ce qui se passe dans le jazz mondial. Et d’essayer de montrer dans le monde ce qui se passe dans je jazz malgache, qui a pris une dimension extraordinaire depuis quelques années, sans même que les musiciens aient accès à des formations académiques. La transmission est encore familiale, mais il y a ici un talent énorme qui pour l’instant, sauf exceptions, n’est malheureusement pas reconnu à l’international. On peut regretter que le jeu de l’échange ne fonctionne pas encore dans les deux sens, et que trop peu de Malgaches soient programmés à l’extérieur."

Coopération culturelle

Sauf exceptions, en l’absence de retours de faveurs, l’un des seuls débouchés qui leur soit ouverts pour tourner hors de la Grande Île est d’intégrer un projet produit et diffusé par des institutions étrangères. Cette année, c’est le cas de Jozéfinn’s Austral View (JAV), qui a beaucoup tourné sur le Madajazzcar (5 concerts en 5 jours). Initié par le guitariste réunionnais Jean-Pierre Jozéfinn’, ce quintet composite a été rassemblé pour interpréter un répertoire panoramique qui puise ses influences un peu partout dans l’Océan Indien. L’écriture world-jazz groovy et tropicale de Jozéfinn’ est donc servie par un contrebassiste réunionnais, un batteur mozambicain, un joueur de marimbas sud-africain, et un jeune pianiste malgache.

Après 2 ans de travail pour monter les dossiers et pas mal d’embuches sur la route des subventions, JAV a finalement été financé en partie par le IOMMA et par l’Institut Français de Madagascar, qui gère les fonds de coopération régionale alloués principalement par le Ministère des Affaires Étrangères pour les 24 pays de la zone est-africaine, l’Afrique Australe et l’Océan Indien. Mais le dialogue avec les institutions n’est pas toujours évident, et il arrive que les musiciens malgaches soient oubliés dans le processus. Désiré :

Quand l’IFM m’a proposé de programmer le projet JAV sur la Madajazzcar, il n’était pas prévu qu’un Malgache y participe. J’ai du leur dire que ça me paraissait anormal. Jozéfinn’ recherchait à la fois un pianiste et un tromboniste, et il se trouve que je connaissais un jeune musicien d’ici qui joue des deux instruments. C’est comme ça que la connexion s’est faite avec Hanja Mickaël."

Le traitement parfois oublieux des musiciens malgaches n’est pas nécessairement (ou seulement) le fruit du mépris d’institutions plus occupées à promouvoir l’image de la France que les talents du pays où elle rayonne. L’absence d’interlocuteurs culturels fiables et spécialisés sur place pour développer des projets impliquant des artistes locaux a longtemps été un problème. Même quand ils le veulent, les organismes étrangers ne savent pas forcément vers qui se tourner pour entrer en dialogue avec les artistes malgaches. Et la faillite progressive du gouvernement de transition, qui annonçait encore la semaine dernière la réduction de 50% des budgets de tous les ministères après quatre ans de dégringolade, n’a rien arrangé.

Des dynamiques nouvelles


La jeune et bouillante équipe du CRAAM au complet.

Mais les choses bougent. Sous l’impulsion du projet Art Mada 2, un Fonds de Solidarité Prioritaire culturel français, une structure nouvelle a été créée pour devenir un acteur central de l’émulation artistique dans toute la Grande Île : le CRAAM. Le Centre de Ressources des Arts Actuels de Madagascar a vu le jour en 2011, d’abord comme un outil de recensement des artistes malgaches. Formés par le Pôle Régional des Musiques Actuelles de La Réunion, de jeunes diplômés de la filière médiation culturelle de l’université de Tanà ont mis sur pied la première base de données interactive et pérenne sur les arts actuels.

En plus du travail d’enquête sur le terrain et de traitement d’information, ils ont rapidement intégré de nouvelles prérogatives pour répondre aux besoins d’organismes extérieurs qui cherchent des opérateurs locaux fiables et compétents pour tisser un réseau de coopération efficace. Leur objectif : drainer des fonds européens (en l’occurrence, via le programme FEDER). La manne des subventions européenne est en effet devenue, à La Réunion notamment, une source de revenus vitale pour la culture dans un contexte de réduction budgétaire. La raison pour laquelle la plupart des organismes culturels réunionnais se découvrent une passion subite pour la décentralisation et l’animation des hauts est d’ailleurs qu’il s’agit d’un prérequis pour débloquer les crédits d’un autre programme européen, le LEADER. Le CRAAM est donc devenu le partenaire malgache du IOMMA à La Réunion, qui s’appuie sur lui pour ses opérations à Mada. En échange, les membres du CRAAM bénéficient de formations financées par l’Europe, et peuvent identifier et solliciter des moyens pour les artistes malgaches. C’est gagnant-gagnant.

Au-delà des dimensions techniques internationales et du jeu complexe des levées de fonds publics, le CRAAM est devenu un outil de développement précieux pour la culture à Madagascar. Sous l’impulsion d’une équipe jeune et dynamique recrutée dans la filière médiation culturelle de l’Université de Tana et emmenée par la pétillante Hobisoa Raininoro, un dialogue s’instaure progressivement entre les artistes et les institutions locales et internationales. En plus de participer activement aux enjeux de coopération et de communication impliqués sur le Madajazzcar (les concerts de JAV et d’Amori à l’Université), le CRAAM se positionne comme médiateur culturel à grande échelle. Relais d’information pour le public via son site internet, centre de ressources pour les artistes et les professionnels, foyer d’initiative, il a déjà permis de faire émerger un projet de fresque urbaine imaginée par 8 plasticiens pour sensibiliser la population aux transformations qui seront provoquées l’an prochain par de grands chantiers de rénovation urbaine, articulant une collaboration inédite entre des graffeurs et la Communauté Urbaine de Tananarive. Il travaille désormais à la création de bornes numériques où sera conservée la mémoire artistique actuelle de Madagascar.

Inaugurés le 9 octobre en marge de Madajazzcar sur le campus universitaire, les locaux neufs où se sont installés les 6 membres du CRAAM sont appelés à devenir l’un des points névralgiques de la culture à Madagascar en l’absence de structures d’État fonctionnelles. Mais la question de son avenir se pose avec urgence. Le CRAAM devra bientôt trouver les moyens de survivre sans l’aide financière du projet Art Mada 2, qui prendra fin en décembre. L’équipe a déjà anticipé en déposant un dossier auprès de l’UNESCO pour pousser plus loin l’implication des artistes dans les grands travaux d’urbanisme qui vont profondément changer le paysage malgache dans les années à venir, à travers des résidences et la production d’œuvres in situ. S’il est validé, le CRAAM obtiendra les ressources nécessaires pour assurer un an de salaires tout en continuant de creuser son trou comme prestataire de services culturels et administratifs au service des artistes, en allant capter des fonds dans les programmes de coopération pour financer leurs opérations, et en dégageant sur ces budgets de quoi continuer de fonctionner.

Durant son discours d’inauguration des bureaux, sans doute l’un de ses derniers, ce qui explique peut-être un pessimisme teinté de lassitude, la Ministre de la Culture a pris soin de bien prévenir cette jeune garde : le plus dur à Madagascar, ce n’est pas de faire sortir des choses de terre, c’est qu’elles restent debout quand la coopération s’en va.


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