Haja Ranjarivo – directeur de l’OMDA a dit…   publié le 10/01/2014


Haja Ranjarivo – directeur de l’OMDA a dit…

Le copier-coller est puni par la loi.

L’Office malgache du droit d’auteurs (Omda), organisme rattaché au ministère de la Culture et du Patrimoine, veille à la défense et à la sauvegarde de la propriété artistique et intellectuelle. Un domaine où le plagiat est parfois inévitable, estime Haja Ranjarivo, son directeur.

Un cas semblable à celui de Barijaona est-il possible aujourd’hui ?

Il faut toujours être vigilant quand on aborde un sujet de ce type. Parfois, et le cas est fréquent, un auteur vient chez nous pour dire qu’il s’est fait plagier par une tierce personne. Mais après enquête, on découvre qu’il a bel et bien vendu son œuvre à la personne en question. Ce n’est qu’après, lorsqu’il se rend compte qu’il aurait pu gagner beaucoup plus d’argent en touchant des droits d’auteur, qu’il invoque le plagiat. Je ne dis pas que c’était le cas pour Barijaona et Sinatra, car je ne connais pas cette affaire. Ce qui est sûr, c’est que tant que l’œuvre n’est pas enregistrée à l’Omda, elle n’est légalement la propriété de personne, ce qui ouvre la voie à toutes sortes de malversations.

Concrètement, qu’apporte l’Omda ?

Nous existons depuis 30 ans et comptons actuellement 6 900 membres issus de tous les domaines de la création. Notre mission est d’agir de manière à ce que chacun des membres puisse jouir pleinement de ses droits d’auteur. J’entends par droits l’argent qu’il doit toucher pour l’utilisation en public de ses œuvres. C’est nous qui faisons le recouvrement auprès des télévisions, radios et organisateurs d’événement et qui reversons l’argent aux auteurs concernés.

Et en ce qui concerne le plagiat ?

Nous apportons notre aide, mais nous ne sommes qu’un office, pas la police judiciaire ou un auxiliaire de la loi. Nous avons un service qui s’appelle la Commission d’identification d’œuvres, qui connaît à peu près toutes les œuvres qui sont répertoriées chez nous. Elle est habilitée à dire si une création a été plagiée ou non, mais elle n’agit que si les auteurs concernés la réquisitionnent. En fait, mon sentiment est que tout créateur fait toujours un peu de plagiat, et c’est normal s’agissant d’art. C’est quand il y a « copier-coller » dans le but manifeste de s’approprier la création d’un autre que c’est répréhensible et puni par la loi pénale.

Source : www.nocomment.mg

 

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