Libertalia-Music Records a dit…   publié le 17/02/2014


Libertalia-Music Records a dit…

Si leurs aînés comme Jaojoby, D’Gary, Tarika, Njava, Rajery, Régis Gizavo… s’étaient fait une place méritée sur la scène des musiques du monde dans les années 90, la nouvelle génération d’ artistes malgaches ne sont pas parvenus à prendre le relais.

Près de quinze siècles de métissages entre Indonésie, pays d'Afrique de l'Est, Inde, Pakistan, Chine, Grande-Bretagne, France, mais aussi La Réunion, Afrique du Sud, Maurice… ont donné à Madagascar un paysage musical aussi divers que le nombre d’ethnies, de langues et de cultures qui composent ce pays, classé cinquième île du monde de par sa superficie.

Depuis l'origine - et encore aujourd'hui - la musique traditionnelle des tribus reste vivante à Madagascar, enrichie progressivement par les apports occidentaux, pop, soul, rock... Les musiques liées aux croyances ou religions - des transes animistes aux chants polyphoniques protestants - plongent les Malgaches, dès l'enfance, dans une acceptation naturelle, évidente, de la musique. Les rythmes (le plus souvent ternaires, comme principalement dans cette région de l'océan Indien) sont donc des composantes indispensables aux festivités sacrées comme aux fêtes de la vie quotidienne… ou aux week-ends très "mafana" (chauds) dans toutes les villes de Madagascar. Le panel d'artistes de Libertalia-Music Festival - Voyage au Coeur de la Musique entend illustrer cette diversité et cette énergie. La première édition qui s’est tenue en mars 2013 a d'ailleurs confirmé la présence de musiciens qui, généralement autodidactes, n'en sont pas moins de véritables virtuoses… souvent doublés de talents de showmen.

 

Madagascar souffre pourtant d'un écueil majeur dans la diffusion et développement de sa musique : l'absence quasi-totale d'un marché local. Si certains noms ont pu dépasser les frontières (Rossy, Jaojoby, Rakoto Frah, Salala, Régis  Gizavo, D'Gary, Erick Manana, JustinVali, Mahaleo…), le pouvoir d'achat très faible de la population aglobalement rendu caducs les tentatives de structuration.

Concrètement, hormis des enregistrements réalisés avec les moyens du bord et gravés sur CD (mais rapidement piratés), les musiciens malgaches ne peuvent prétendre à des revenus que sur des prestations "live". Ce qui ne peut leur assurer de quoi vivre de leur musique. D'où l'ambition de Libertalia-Music Festival  de les porter à la connaissance des marchés extérieurs le vivier de musiciens talentueux existant à Madagascar.

La deuxième édition de Libertalia-Musi Festival se tiendra les 21,28  février et 1er mars au Hall de la

gare de Soarano.

 

 

 


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