Madagascar sur le chemin de la musique   publié le 01/07/2014


Madagascar sur le chemin de la musique

Madagascar, dont la consonance-même est toute empreinte d'exotisme, est une île fantasmée et d'autant méconnue, une piqûre pour qui y pose pied, un puits sans fond pour qui s'y penche.

Comment, pourquoi on en tombe amoureux, - avec toute la violence et la détestation que supposent une relation passionnelle, - à chacun ses raisons, ses motifs, ses aléas - où il sera question d'opportunité, de hasards, de lieux, de rencontres et finalement d'émotions.

Sur moi le piège s'est refermé en 1997, un piège sensoriel et musical: lors d'un second voyage, après une immersion de quelques jours à Tanà, j'avais caboté sur la RN7 à bord de taxis-brousse saturés de musique (le premier album de Samoela (prononcer Samouel'), -'Mampirevy',- tournait à cette époque en boucle dans les auto-radios K7) jusqu'à un stade en béton surchauffé, à Tuléar, où j'assistai à mon premier concert tsapiky

Fascination, envoûtement, quelque chose se vissa en moi ce jour-là.

De fait, quelques années plus tard, immigré dans l'océan Indien, je produisais des artistes malgaches, des vidéos, des concerts, et mûrissais ce projet d'exposition : à travers la photographie, le son, la vidéo, ouvrir une fenêtre humaine sur la culture malgache, à travers ses musiques vivantes.

Le projet MA.DA* se concrétise en septembre 2013 - je suis entre-temps revenu vivre en Bretagne. Je pars pour trois semaines à la rencontre de musiciens (mon matériel de captation tient dans un petit sac à dos et un sac de sport). J'en connais déjà certains, d'autres je sais leur nom, où ils vivent, mais surtout je sais qu'en déroulant le fil de la musique, le chemin accouche de rencontres. En malgache, 'cadeau' se dit aussi

voandalana, littéralement 'les fruits de la route'. Mélange d'excitation et d'anxiété. Un sentiment qu'éprouvent aussi les malgaches expatriés lors d'un retour au pays. On se prépare comme on peut (les rêves font leur travail), on trimballe ses bagages et soimême

de gare en aéroport ; on décolle. Après dix heures trente de survol d'une carte du monde grossièrement pixelisée, on pose un pied sur le tarmac de l'aéroport international d'Ivato. Tout est sitôt plus dense.

Trois semaines devant moi. Devant moi, Tana la tentaculaire, ses embouteillages, les ruelles des quartiers, sa plaine agricole. Devant moi la RN7, son déroulé de 1000km vers le Sud. Je m'arrêterai à Fianarantsoa. Descendant des Hautes-Terres, de longues lignes traceront à travers la steppe le chemin de Tuléar, Kingston malgache. Puis je gagnerai Fort-Dauphin via Air Madagascar. Fort-Dauphin, île dans l'île, sur son promontoire, loin de tout et faisant face à l'Antarctique. A chaque étape une rencontre, un style : tant musicalement qu'humainement, cette île est un archipel.

 

Berto doit m'emmener chez Donné, nous avons rendez-vous sur l'avenue Sud du quartier des 67 Hectares. Il franchit finalement à pied le pont de l'Ikopa : c'était le seul moyen pour lui de s'extraire de ce long colimaçon embouteillé et toussotant ses vapeurs d'échappement qui, aux heures de pointe, traverse au pas la longue rue d'Itaosy.

Ambohitrimanjaka, le village où nous nous rendons, se trouve dans la proche périphérie de la capitale mais c'est déjà la campagne et les taxis - incertains de trouver client pour le chemin retour,- se montrent réticents à nous y emmener. Il faut négocier, miady varotra. Miady renvoie, avec toutes les nuances, à la notion d'affrontement, de dispute, de lutte et varotra signifie 'vente' - l'expression est importante dans le quotidien malgache, car il ne s'agit pas seulement de marchandage, mais d'abord de commerce humain, de se colleter à l'existence, de se confronter à l'Autre ; souvent un jeu, - des fois une tentative : deux personnalités se frottent,

s'affirment. Confrontation polie, urbaine, d'aventure théâtrale. On demande, on discute, on s'indigne, on mime un départ, on regimbe, on boude, on plaisante, on s'accorde pour finir; on part alors dans la bonne humeur,- et très vite les discussions naissent, nappées des couinements et grincements de la carlingue, dans l'habitacle du taxi.

Dès la sortie de Tana s'étend une vaste plaine agricole. Nous laissons la route digue pour une route non bitumée qui longe la rivière Ikopa, le taxi bringuebale de plus belle.

Le panneau AMBOHITRIMANJAKA, un petit pont métallique, les amoncellements cubiques d'une briqueterie artisanale à ciel ouvert à droite. Une centaine de mètres plus loin, Donné nous attend devant chez lui, nous fait entrer. Le lot comporte deux maisons traditionnelles à étage et deux petites cours intérieures, - tous murs de brique en terre. Nous discutons du meilleur endroit pour faire les prises.

Donné me mène dans une deuxième courette derrière la maison mais, exposée plein sud, la lumière y est trop forte,- nous revenons à l'ombre de la première cour; où des oies jacassent à tout-va.

Donné, la cinquantaine, est un homme énergique, de saine corpulence, crâne rasé, qui, sous des dehors parfois abrupts, recèle une terrible bonhomie et un humour cinglant. L'observation du prochain, de ses mécanismes est en effet une discipline d'excellence de la culture malgache.

Donné descend d'une famille musicienne des Hautes-Terres. Une dynastie de musiciens se construit certes par imprégnation et transmission (Donna, fils de Donné, est un flûtiste doué), elle définit aussi un mode de vie et un modèle économique resserré qui leur permettent d'affronter l'âpreté d'un secteur informel.

Multi-instrumentiste, il joue de l'accordéon, de la trompette, du violon. Depuis son plus jeune âge, il a accompagné des fanfares, des troupes de hira-gasy et différents groupes plus ou moins traditionnels. (Dans l'une ou l'autre formation, il s'est déjà produit à l'étranger et tourne aujourd'hui avec Ny Malgasy Orkestra. )

Le hira-gasy, littéralement 'chanson malgache', est un genre d'opéra populaire typique des Plateaux. Les hommes portent une veste rouge évoquant l'uniforme anglais (Anglais et Français ont en effet lutté d'influence à Madagascar tout au long du 19ème siècle), les femmes une robe, un châle sur les épaules. Musicalement, violons, cuivres et tambours dominent. Les chanteurs, disposés en cercle, font face à l'assemblée, en toute proximité - c'est un choeur où chaque voix se distingue, sincère et persuasive, où  chaque propos est appuyé par une chorégraphie gestuelle. Les textes, à la fois très directs et ciselés, cadencés, tour à tour moraux ou humoristiques, creusent la réalité du quotidien de façon crûe – tant l'ardeur de l'interprétation que l'acuité du propos confèrent à ces spectacles de plein air la sombre et profonde élégance d'une leçon de savoir-vivre.

Les oies sont poussées vers la sortie par l'ombre d'un balai et de courtes injonctions. C'est une matinée tranquille, petits oiseaux en fond sonore ; chez un voisin, quelqu'un s'affaire au marteau, sans doute sur une charpente. Donne joue d'abord de l'accordéon diatonique, un air de baoezy joué à la façon de Tana. Il dégaine ensuite son violon pour interpréter un morceau qui sonne étonnamment classique pour cette latitude, et pourtant tout parfumé de terre malgache.

Nous continuons à discuter après les prises. Je voudrais faire un autre portrait de lui. Il me fait signe de le suivre et me ramène dans l'autre cour,- il a ôté sa chemise, son chapeau,- et me montre, dans l'angle au pied de la maison, deux petites pierres ressemblant à du quartz qui émergent d'un petit socle en ciment. Ce sont son père et sa mère. Il vient souvent se recueillir ici. Il s'assoit alors à leurs côtés et déploie son accordéon.

***

Ratsimba est musicien et agriculteur. Il vit dans un petit hameau de la campagne de Fianarantsoa, de hautes maisons de briques,- façades enduites de terre,- à petites ouvertures, avec une terrasse en bois distribuant le premier étage, où se répartit une famille étendue. L'homme dégage une grande douceur. Tant dans les gestes que dans le regard. Il nous invite à rentrer chez lui.

Le Madagascar des campagnes, de la brousse, est un continent dans l'île, dont les routes nationales qui le traversent n'offrent qu'un mince aperçu. Le secteur agricole occupe 80% de la population. De chaque côté de la nationale, s'aventurent d'autres routes : départementales, pistes, chemins. C'est le Madagascar des villages,

des hameaux.

Faible d'un point de vue démographique, la densité humaine y est très forte d'un point de vue sensible.

 Ce Madagascar des terroirs est la chair de l'île, son histoire, son patrimoine et sa culture profonde. On a déjà dit que les malgaches développaient un lien très fort à la terre, mais l'on soupçonne rarement à quel point. La musique porte ce lien, cette vibration, et la voix des ancêtres et la parole des vivants. Ratsimba porte en lui, - il en a aussi vêtu le costume,- la tradition betsileo, dont le style musical le mieux connu est le horija. L'instrument dont il joue, le jejy voatavo, est une cithare sur bâton, voatavo signifiant 'calebasse'. Il les fabrique lui-même (manche en bois sculpté, calebasse vissée par une ficelle enroulée et 7 cordes en câble de vélo détricoté réparties sur 2 rangées - 3 et 4 cordes- perpendiculaires).  Pratiqué à Madagascar sur les Hautes-Terres et la côte Est, on trouve des variantes de l'instrument aussi bien en Afrique qu'en Asie.

Toute la famille est montée sur la terrasse, qui observe, agglutinée sur un banc. Ratsimba est assis sur son lit, j'ai placé mon enregistreur au-dessus dans la moustiquaire. Le triangle de lumière qui jaillit de la porte révèle toute la pulvérulence de l'air et le volet de la petite fenêtre à main droite est parfois rabattue par des courants d'air. Une pénombre aux odeurs de fumée (les températures sont parfois fraîches sur les Plateaux et

les foyers à charbon généralement placés à l'intérieur) baigne le reste de la pièce. Nous évoquons ma dernière visite, trois ans plus tôt, je lui remets les photos que j'avais prises. Deux autres musiciens étaient présents ce jour-là. Je lui montre leurs portraits. Ratsimba m'apprend que l'un d'eux est décédé. La mort est si présente.

Les Malgaches connaissent les paroles apaisantes pour de telles circonstances. Ne me vient qu'un mot : mampalahelo ('cela fait peine').

Ratsimba se redresse, brandit devant lui son instrument, ses doigts pincent les cordes d'acier et il entame une chanson traditionnelle, - un chant d'annonce : 'On vient vous rendre visite, on est sur le chemin, on arrive'. Le lien, toujours.

***


Il est acquis que la RN7 est un road movie où les paysages, dans leur progressive et surprenante métamorphose, défilent à la vitesse moyenne de 70 km/h. Les Hautes-Terres, champ de fortes collines à vallons rizicoles, dressées de maisons de briques, serpenteront jusqu'au plein soleil des steppes du Sud, aux maisons végétales, ou de tôle et ciment. Serpenteront avec la beauté du cinémascope,- n'était l'appauvrissement visible des sols, par le déforestation ou le feu.

Revenant à Tuléar, mes pensées sont pour toi. Tu étais né ici, tu y reposes désormais.

Medicis était doué pour la musique, faisait corps avec son accordéon - gaucher, il retournait

l'instrument pour jouer. Dès qu'il fut en âge de voyager seul, il est monté à la capitale, où ce ne fut pas facile, a enregistré un premier album au Studio Mars. Des portes se sont ouvertes, les débuts d'une carrière internationale. Dit en langage journalistique: «Medicis était l'un des musiciens les plus prometteurs, les plus incontestablement talentueux, de sa génération».

Mais Medicis était beaucoup plus. Il était vital. Il avait trente-trois ans.

Ce sombre mois de mars 2010 fut d'abord endeuillé par la mort de Gabin 'Vaovy' (auteurcompositeur majeur, essentiel, de la musique malgache), suite à des problèmes cardiaques, mais aussi faute de soins. L'onde de choc, profonde, que provoqua, trois semaines plus tard, l'annonce de l'assassinat de Medicis est difficilement imaginable. Elle nous toucha à cinq heures du matin, réveillés par un appel téléphonique de Monja. Je dus lui faire répéter plusieurs fois. Rendez-vous dans une heure à la morgue. Je raccrochai, me tournai vers Marina, les bras tombant, écrasé, bredouillai quelques mots entre les larmes pour confirmer ce qu'elle avait déjà compris: l'inconcevable.

Medicis, mort pour rien, Medicis-la-vie, un couteau dans le dos, de la main de voleurs de sac à main qu'il avait poursuivis, cette nuit maudite où il agonisa sur un trottoir d'Akorondrano. Médicis, plaie ouverte.

Médicis un oiseau, abattu en plein vol.

Médicis n'avait que trente-trois ans mais, pour tous ceux qui l'ont connu, il compte aujourd'hui au rang des grands ancêtres. Tu es vivant. C'est à toi que va en premier ma pensée.

Tuléar, ville plane déroulée sous le plein soleil. Brouhaha autour de la gare routière, - quartier Sanfily, - deux avenues principales convergent jusqu'au centre ville - puis le bord de mer - et de chaque côté les quartiers, tels des branchies, tissées d'un entrelacs de routes, de chemins de terre et de chemins de sable.

En sus des pousse-pousse à bras, des vélo-pousses et des pousses motorisés de fabrication indienne ont fait leur apparition. . Tsy miroro, la ville qui 'ne dort jamais' est sa devise. Cela fut vrai, pour différentes raisons, cela l'est beaucoup moins. Il reste que Tuléar est une capitale de musique – au carrefour des peuples du Sud,- et la capitale de la musique tsapiky. Même si aujourd'hui sa rythmique hypnotique qui baignait les rues, les gargotes et les bars n'est plus si présente, et les bars karaoké prolifèrent.

Dans les villes côtières, la chaleur impose sa loi et la journée est clairement divisée en deux temps d'activité : la première partie de la matinée (on s'éveille avec le jour) est cruciale si l'on veut être efficace; après midi, la ville tombe dans une léthargie relative dont on émerge sur les quinze heures, c'est l'occasion de vaquer à quelques dernières actions, achats, visites, car la nuit sourd déjà. Il me faudrait des années pour vivre la ville et ses arrière-pays, je ne reste que quelques jours.

Je ne connaissais pas Masy (prononcer 'Mas'), mais lorsque j'entends parler d'une joueuse de marovany (pronocer 'mar'van'), je suis naturellement aimanté: le marovany, ça me parle. A fortiori joué par une femme, - ce qui est assez rare,- on pense bien sûr à la grande Mama Sana(1900-1997) .

Le marovany est une cithare sur caisse, soit une longue caisse rectangulaire en bois, avec entre cinq  et quinze cordes (câble détricoté de frein de voiture ou cordes de piano) disposées de chaque côté. On accorde chacune d'elles en déplaçant les petits chevalets de bois qui les tendent. C'est à Monja Mahafay, figure de la musique antandroy, que je dois la découverte de la puissance de l'instrument : le marovany autorise une grande souplesse de jeu, une profonde expressivité et produit de magnifiques résonances. Voix, cithares, kabosy, mandoline, guitares : Madagascar est à mon sens, viscéralement, une île de cordes.

Je me rends en pousse, à Mahavatse (le quartier natal de Régis Gizavo). La matinée est avancée, je suis déjà tardif. Je ne connaissais pas ce quartier, rues de terre sableuse, habitations clôturées de tôle – mais, à Madagascar comme ailleurs, on trouve toujours sa route, il n'est que de demander. Franchissant à la fin une paroi de tôles étuvées, j'arrive ainsi dans une cour ouvrant sur plusieurs cases. La cour est une entité, un quartier dans le quartier, un espace d'aléas, un réseau de fait,- version plain pied de ce que fut une cour d'immeuble en Occident.

Je demande Masy, qu'on part chercher, survient aussi Mony, son chanteur. Nous nous calons dans le petit salon. Elle possède un magnifique instrument aux arrêtes sculptées. Le sien compte deux rangées de 14 cordes (il s'agit de câble de frein à main 'de camion' me précise-t-elle). Endiablé par le katsa (hochet) de Mony, le marovany de Masy entame alors, dans le style kinetsa, une envolée vibrante qui confine bientôt à la

***


L'avion en provenance d'Antananarivo atterrit sur l'aéroport de Tuléar et embarque les passagers pour Fort-Dauphin, à environ une heure de vol. Par la route, compter plusieurs jours à travers les terres arides du Grand-Sud, où croisent les dahalo, voleurs de zébu traditionnels devenus bandes armées, coupeurs de route,- capables, aux pires heures, de terroriser des régions entières.  De fait, les paysages qui, vus d'avion, s'offrent à nous, donnent le plus souvent l'image d'une vaste terre pratiquement déserte, gravée parfois de petits chemins et, de loin en loin, des traces d'habitations.

La terre reverdit lors du survol de la région Anosy, puis apparaissent les somptueuses montagnes qui dominent Fort-Dauphin. La baie est ouverte aux vents. En septembre, l'alizé du Nord-Est donne à plein. Une vraie soufflerie. Sauf une pause en début de mâtinée, il est sinon constant.

A flanc de mer, la ville forme une boucle sur laquelle des taxis paisibles tournent tranquillement, embarquant à mesure des passagers. Son coeur bat autour d'un marché achalandé de succulentes denrées: les antanosy excellant autant dans la pêche que dans l'agriculture. Poissons, huîtres, crustacés, la viande aussi, les légumes, les herbes, les fruits – dont de remarquables tomates, point trop grosses, allongées, goûteuses - on y trouve le meilleur.

Les quartiers s'étiolent alentour, quelques-uns pavés à l'ancienne, d'autres posés sur le sable. La mairie et les bâtiments administratifs surplombent le vieux port. Dans un recoin éloigné de la baie agitée, on distingue une longue et blanche fumerolle, signature d'une multinationale qui extrait là son ilménite.

Fort-Dauphin est la capitale du mangaliba: un style musical trépidant porté par les stridulations virtuoses de la mandoline,- une petite guitare rustique à trois cordes en fil de pêche.

La région Anosy est aussi réputée pour son sarandra - un style vocal très particulier, poignant, hérité d'un métissage ancien, chanté aussi bien par les hommes que par les femmes.

Dans la campagne de Fort-Dauphin, sur le chemin de la musique, je rencontre une vieille dame. Elle se nomme Filisoa. Elle sait jouer le rythme karataky. On lui amène ses percussions et ses baguettes. Elle joue, à l'ombre du grand arbre.

Les tout premiers enregistrements, avant le disque, furent gravés sur des cylindres de cire, des rouleaux. La gravure était si fragile qu'elle se dégradait dès la première écoute,- comme une photographie qu'un regard effacerait : l'Instant se vit, c'est la leçon de l'île.

Par Erwan Larzul

* Le projet MA.DA, porté par l'association Polykultur, est soutenu par la Région Bretagne, l'Institut Français de Madagascar, le projet FSP Art Mada II et le Pôle Régional des Musiques Actuelles de La Réunion.


Pour tous renseignements sur l'exposition multimédia Madagascar/sur le chemin de la musique :

Erwan Larzul / 06 75 26 95 24 / polykultur@yahoo.fr

Facebook : polykultur 


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