Les cultures urbaines   publié le 12/05/2016


Les cultures urbaines

C’est parti pour Hetsik’1 à l’U. Toujours dans le cadre du mois dédié aux arts de rue, une exposition sur « Les cultures urbaines » se tient du 11 au 27 mai au CRAAM, en partenariat avec l’association 2HY-faire lien.

Les disciplines sont variées : danses, genres musicaux, graffiti, sports de rue, urban photo, etc.

Elles englobent les arts et autres pratiques issus de l’espace urbain. Elles sont nombreuses, de la musique à la danse en passant par le graffiti, le sport, la glisse et la photographie qui est devenue une passion des jeunes malgaches (shooting). Elles sont apparues sous le nom de cultures urbaines dans les années 1980 bien qu’existantes depuis toujours.

Le hip-hop est, avant toute chose, un mouvement culturel et artistique complet qui est apparu aux États-Unis dans le Bronx (quartier défavorisé de New-York) au début des années 1970. Le hip hop est une réponse aux conditions de vie régnant dans ces quartiers pauvres, il mêle des aspects festifs et revendicatifs.

Originaire des ghettos noirs de New York, le hip hop se répandra rapidement à l’ensemble du pays puis au monde entier pour devenir la culture urbaine phare du XXe siècle.

Dans le langage courant, lorsqu’on parle de hip-hop, on fait souvent référence à la danse, mais cette considération n’est que partiellement vraie. Au-­?delà d’une danse, le Hip-hop est un courant culturel.

C’est avec la Zulu Nation, fondée en 1975 par Africa Baambatta qu’émerge le Hip Hop. Cette Nation se veut ethnique et pacifique avec des lois morales contre la drogue, l’alcool, la violence et le racisme, qui font rage dans les ghettos New Yorkais. Elle veut transformer l’énergie négative des jeunes noirs des ghettos en énergie positive à travers les pratiques culturelles. Les zulus se posent en défenseurs du hip-­?hop et des valeurs véhiculées par leur slogan «Peace, love, unity and having fun» (Paix, amour, unité et joie,plaisir…).

La culture hip-hop regroupe quatre expressions principales : le DJing, le MCing , le b-boying ou break dancing et le graffiti , on y ajoute parfois l’art du beat-boxing.


 

Les différentes disciplines de la culture hip hop

Le Rap : internationalement connu, c’est la musique phare du mouvement. Elle ne cesse d’évoluer en fonction des artistes et des courants artistiques. Le MCing ou rap est le chant saccadé de paroles souvent très imagées, riches en assonances et allitérations. Influencé par le Toasting et par des précurseurs dans le jazz ou le rock, il connaît un succès tel qu'on assimile parfois la musique hip-­?hop au rap. MC est l'appellation qui désigne celui qui anime les soirées ou des manifestations mais désigne également les rappeurs. Les initiales MC correspondent en anglais à Master of Ceremony.

Le Beatbox : Le Beatboxing représente plusieurs genres de musique créés en utilisant la voix, la gorge, le nez. Inventé par Doug E. Fresh, le Beatbox a eu un grand succès dans les années 1980 avant de décliner pour enfin revenir vers la fin des années 1990. L'un des beatboxer les plus célèbres est sans doute Rahzel, dont la chanson la plus connue est "If you mother only knew", où il alliait le beat et la voix en même temps. Comme les autres disciplines du hip-hop, le beat box connaît une résonance planétaire. Les stars mondiales du beatbox sont Rhazel (The Roots), Buffy (Fat Boys), Scratch (The roots), Dougie Fresh, Ready Rock C, Dox Box, etc....

Le Djing : basée sur la manipulation de deux platines de disques et d’une table de mixage, cette discipline, qui a considérablement contribué à l’apparition d’innovations artistiques dans le domaine de la technicité du son, consiste à passer des disques simultanément en les mélangeant et en les modifiant. Le DJ utilise pour cela des techniques variées comme le scratch, le cutting, le Baby scratch ou le Crab.


Le Graff : hip-hop est un phénomène omniprésent dans le paysage urbain. Le graffiti permet au graffeur de se réapproprier son environnement, et de marquer son mobilier urbain. Généralement réalisé à l'aide de bombes aérosols, sa pratique nécessite adresse et entraînement. C’est une véritable technique artistique. Celle-­?ci fait intervenir de nombreuses notions plastiques (stylisation, géométrisation, équilibre, etc.) mais se trouve également en relation avec d’autres domaines artistiques (infographie, photographie, bande dessinée, etc.).

En tant que mode d'expression artistique, le graff est également porteur d'un message de révolte et d'affranchissement.

Il faut distinguer graff, "throw-up" et tag. Le graff est l'art qui consiste à réaliser à la canette de peinture des lettrages complexes ou des représentations (personnages,…). On peut parler de "trhow-up" (flop) pour un graff en deux couleurs (une pour le remplissage rapide et pas forcément parfait et une autre pour le contour (outline) formant généralement des lettres de forme arrondie ou facilement lisible) faisant office de signature. Le tag est, en un sens, la signature qui peut être soit associé à un graff', soit être une simple trace laissée sur un mur ou au détour d'un arrêt de bus. Malgré tout, celui-­?ci ne doit pas être considéré comme un acte a part. Un tag est « unifilaire », il s'agit simplement d'une écriture stylisée, le plus souvent un pseudonyme.

La Danse hip hop: La danse hip-hop apparaît avec le breakdance, plus connu au Etats-Unis sous le nom de Bboying, une danse caractérisée par son aspect acrobatique et ses figures au sol. Les danseurs sont également appelés breakers ou b-boys. Par la suite, la danse hip-hop a intégré d'autres styles de danse émergeant de la rue (streetdance) comme le Popping et le Locking, deux styles de danse provenant de la côte ouest d’États Unis. Depuis, de nouveaux styles sont apparus comme la House dance, la new style, le Krump, le C-walk, …

Les danses hip hop sont, en général, classées en deux univers précis : la danse debout (smurf, lock, pop, électric boogie...) et la danse au sol (bboying, headspin, coupole, footwook, freeze...).


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