Qu’appelle-t-on industries culturelles   publié le 29/05/2015


Qu’appelle-t-on industries culturelles

Les industries culturelles regroupent les secteurs qui conjuguent la création, la production et la commercialisation de biens et de services culturels. C’est une industrie qui relève presque entièrement du droit d’auteur et qui recouvre l’édition, le multimédia, le cinéma, l’audiovisuel, l’artisanat et le design.

Toutes les définitions s’accordent à considérer qu’il s’agit de secteurs qui conjuguent la création, la production et la commercialisation de biens et de services dont la particularité réside dans l'intangibilité de leurs contenus à caractère culturel, généralement protégés par le droit d’auteur.

Les industries culturelles incluent l’édition imprimée et le multimédia, la production cinématographique, audiovisuelle et phonographique, ainsi que l’artisanat et le design. Certains pays étendent le concept à l’architecture, aux arts plastiques, aux arts du spectacle, aux sports, à la fabrication d’instruments de musique, à la publicité et au tourisme culturel. On parle alors plutôt d’"industries créatives" (creative industries). Dans les milieux économiques, on les qualifie d’"industries en expansion" (sunrise industries), et dans les milieux technologiques, d’"industries de contenu" (content industries).

Les industries culturelles ajoutent aux œuvres de l’esprit une plus value de caractère économique qui génère en même temps des valeurs nouvelles, pour les individus et pour les sociétés. La dualité culturelle et économique de ces industries constitue leur signe distinctif principal. Tout en contribuant à la préservation et à la promotion de la diversité culturelle, ainsi qu’à la démocratisation de l’accès à la culture, elles sont des gisements importants pour l’emploi et pour la création de richesses. En effet, elles favorisent la créativité, qui est leur "matière première" fondamentale, mais elles permettent également d’innover en termes de production et de distribution. Dans nombre de pays, au cours de la décennie 90, leur croissance a été exponentielle en termes de création d’emploi et de contribution au PIB. Le défi de la mondialisation offre des occasions nouvelles et importantes pour leur développement.

Qu’entend-on par "biens" et par "services" culturels ?

La notion de "biens" -ou de marchandises- et celle de "services", en apparence tout à fait distinctes, peuvent apparaître plus difficiles à opposer dans les faits. Cela constitue même un des enjeux du débat international. Le terme de "produits" culturels est généralement considéré comme englobant les deux concepts. On peut tenter de définir ceux-ci de la manière suivante:

?  les biens culturels sont des biens de consommation qui véhiculent des idées, des valeurs symboliques et des modes de vie, qui informent ou distraient, contribuant à forger et à diffuser l’identité collective tout comme à influencer les pratiques culturelles. Protégés par le droit d’auteur, ils résultent de la créativité individuelle ou collective qui se transmet sur des supports susceptibles d’être reproduits et multipliés par des procédés industriels et distribués ou diffusés massivement. Livres, revues, enregistrements sonores, films, vidéos, séries audiovisuelles, produits multimédia, logiciels, produits de l’artisanat et design constituent l’offre culturelle, riche et diversifiée, mise à la disposition du public ;

?  les services culturels sont des activités qui, sans prendre la forme de biens matériels, répondent à une idée ou à une nécessité d’ordre culturel et se traduisent par des mesures d’appui à des pratiques culturelles que les Etats, les institutions publiques, les fondations, les entreprises privées ou mixtes, mettent à la disposition de la communauté et qui incluent, entre autres, la promotion des spectacles ainsi que la conservation et l’information culturelles (bibliothèques, archives, musées, etc.). Ces services peuvent être gratuits ou payants.

Dans le milieu du commerce international, la notion de bien paraît facile à saisir (celui-ci est transporté d’un pays à un autre moyennant éventuellement un droit de douane), mais il en va tout autrement du commerce des services qui présente une plus grande diversité et une plus grande complexité. Par exemple les compagnies téléphoniques, les maisons d’édition et les agences de presse fournissent des services de caractères différents. D’où la difficulté non seulement de décrire la nature des services, mais également d’établir des règles pour leurs échanges.

Source : portal.unesco.org 

 

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