Le slow design   publié le 29/05/2015


Le slow design

Encore peu connu, le slow design est un dérivé du « slow food », qui a été fondé en Italie en 1986, par Carlo Petrini. Le slow food est un mouvement international qui fait opposition à la culture « fast food », aux produits commerciaux de basse qualité et à l’abandon de la cuisine culturelle.

 Il prône l’utilisation de produits organiques cultivés et récoltés de façon traditionnelle, les produits locaux et la biodiversité. Cette vague récente a pris de l’expansion dans le monde entier et comprend déjà les « slowcities », « slow living », « slow travel », « slow school »… En opposition aux modes de vie et de consommation actuels, ce mouvement propose de revenir à des valeurs plus traditionnelles, et explore l’importance de l’interconnexion de la nature avec toute chose. Pour en savoir plus, le site internet slowmovement.com explique mieux ces différentes branches.



Le slow design, débuté par Alaster Fuad-Luke en 2004, prône des valeurs semblables, associant la même idéologie à la création d’objets et de mobilier. Il propose ainsi aux designers de concevoir des objets différents, hors des sentiers habituels d’objets standardisés et de production à grande échelle. Englobant le concept d’éco-design, le slow design va encore plus loin, considérant les valeurs humaines au centre de tout. On pense donc d’abord à soi et à sa communauté, à l’échelle humaine, et au respect de l’environnement. Le slow design encourage l’auto-conception et l’utilisation moindre des « ressources humaines, économiques, industrielles et urbaines ». Il vise à produire du bien-être, à faire rêver, à inspirer, à encourager la méditation et l’action. Ses produits visent à concevoir pour les gens avant l’argent, pour sa communauté locale avant l’internationale, et à produire des avantages socioculturels et environnementaux à long terme. Les produits slow design sont souvent uniques ou fabriqués à petite échelle, faits à la main ou à l’aide de techniques traditionnelles. Ils peuvent être faits de matériaux recyclés, encouragent les principes de développement durable, et ils sont habituellement de structure simple. Le processus de création est plus long, plus élaboré, ne créant pas que pour « faire du beau », mais pour encourager le développement socioculturel, les changements de comportements et le développement d’une nouvelle économie. L’idéologie est basée sur 8 thèmes inter-reliés : la tradition, le rituel, l’empirisme, la lenteur, « l’open source » (accès pour tous), la technologie, l’éco-efficacité et l’évolution.

Par contre, les créations du slow design sont plus dispendieuses que les objets courants. Souvent uniques et originaux, ces pièces tiennent plus des œuvres d’art que des objets de consommation usuels, le budget va donc en conséquence. Pourtant, les principes de ce mouvement sont vraiment intéressants, et ils gagneraient à être démocratisés et plus accessibles.

Source: new-ecodesign.blogspot.com


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