La sculpture malgache hors des frontières de la Grande Île   publié le 30/09/2013


La sculpture malgache hors des frontières de la Grande Île

Eben, sculpteur malgache, a été invité à participer à la célébration de la journée mondiale du bois, du 19 au 23 mars dernier à Dar es Salaam en Tanzanie.

Quand un bon sculpteur modèle un torse humain, ce ne sont pas seulement des muscles qu’il représente, c’est la vie qui les anime ; mieux que la vie, c’est la puissance qui les façonne…

Auguste RODIN


Bois précieux Dalbergia ou bois d’ébène, tel est le matériau de prédilection sur lequel travaille Yvon Rabearimanana alias Eben. Artiste-sculpteur autodidacte malgache, il  puise son art dans la tradition du Menabe − région sud-est de la Grande  Île −, tout en étant naturellement poreux à celle d’ailleurs.  L’authenticité de ses œuvres lui a valu une invitation pour la célébration du World Wood Day qui s’est tenu du 19 au 23 mars dernier au Karimjee Hall / Dar es Salaam / Tanzanie.

Je suis fier d’avoir  porté haut les couleurs de la sculpture malgache. Ce fut une belle occasion de démontrer que  Madagascar, bien qu’il soit baigné dans une importante crise économique, recèle  d’une vitalité artistique accrue.

Il s’agit d’un rendez-vous annuel où des sculpteurs tanzaniens et d’autres venus des pays africains se rencontrent, échangent, expérimentent et partagent leur passion pour la sculpture sur bois. Concours, séminaires, salon et  reboisement  ont ponctué l’événement.

Dans le cadre du salon, nous devions faire une performance et aboutir à la production de deux ou trois œuvres. Ce fut une opportunité de faire découvrir aux juges et aux professionnels invités notre processus de création.  Sur 27 artistes en lice pour le titre de meilleur sculpteur, j’ai obtenu la 7e place. Mes créations ont attiré l’attention des professionnels venus d’ailleurs comme ceux de la Chine. Des attentions qui déboucheront − je l’espère !− à des commandes d’articles.

Toutefois, le grand problème qui touche  les artistes malgaches de toutes disciplines confondues reste l’absence d’accompagnement. En tant que sculpteur, j’aurai besoin d’un manager pour assurer la négociation de mes contrats et la gestion de mes finances. Je tiens à remercier le CRAAM d’avoir été un pôle ressource,  grâce auquel, j’ai été repéré par les organisateurs du World Wood Day.

Plus d’infos :

www.iwcs.com



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