Judith Olivia Manantenasoa au-delà de ses frontières   publié le 17/07/2014


Judith Olivia Manantenasoa au-delà de ses frontières

Lauréate du programme Visas pour la création 2014, Judith Olivia Manantenasoa est en résidence au Centre chorégraphique national de Roubaix (France) , du 3 mai au 25 juillet 2014.

Le programme Visas pour la création 2014 est développé par l’Institut Français / Afrique et Caraibes en création. Judith Olivia Manantenasoa, lauréate de ce programme, est actuellement en résidence au Centre chorégraphique national de Roubaix, pour une recherche consacrée à son projet chorégraphique  Métamorphose.

 Ce programme d’accueil en résidence  est destiné à des jeunes artistes résidant en Afrique ou dans les Caraïbes, désireux de développer un projet précis de recherche ou de création en France ou dans un autre pays d'Afrique ou des Caraïbes.

Le  Centre chorégraphique national de Roubaix, dirigé par le chorégraphe Olivier Dubois,  affirme sa volonté de soutenir la création des jeunes artistes en leur offrant des espaces de travail, des possibilités d’échange et de rencontres mais aussi de leur permettre de créer et présenter leurs travaux, et ce, éloigné des impératifs de reconnaissance. 

Judith Olivia Manantenasoa,  jeune chorégraphe malgache a souhaité développer son projet chorégraphique « Métamorphose » autour du déséquilibre psychique que peuvent rencontrer les artistes au cours de leur carrière, « la crise artistique » comme elle l’a surnommée et qui peut susciter la peur chez le créateur.

 Métamorphose, la crise artistique…

Métamorphose, mis à part le fait que le thème parle d’un changement, évoque l’idée de se dissoudre et même de disparaitre complètement d’un lieu, d’un endroit, d’un milieu, d’une vie… de vouloir oublier le passé et le présent. Ce nouveau projet de recherche parle surtout de la vie acrobatique que mènent les artistes ; cette habilité de se fondre dans une situation quelconque, cette présence remarquable de l’intelligence du corps et de l’esprit.

« Métamorphose » raconte un état de déséquilibre psychique que les artistes traversent dans leur carrière, à un moment donné dans leur vie. Un déséquilibre que Judith Olivia appelle  la « crise artistique », un lourd moment à passer…

Un moment où l’on perd notre confiance en soi, manque totale d’assurance, l’inexistence d’espoir… dont  le plus dangereux est le fait de ne plus oser rêver. Dans cette phase de situation,  Métamorphose  exprime la peur primale.

 « Travail entamé depuis le 5 mai 2014.  Olivier Dubois apporte son regard extérieur au projet de puis le mois de juin dernier. Cette résidence me permet d’avantage de me perfectionner, de bénéficier de regards extérieurs et donner un coup d’accélérateur à ma carrière.  Je suis encore en train d’explorer beaucoup de matériaux que j’aimerais utiliser sur scène. »

(Judith Olivia Manantenasoa)

 

Un parcours engagé…

Judith Olivia Manantenasoa fait ses premiers pas en danse contemporaine aux côtés d'Ariry d’Anadriamoratsiresy au sein de l’école de danse et de musique RARY, dont elle intègre la Cie en 2003 pour y assurer les cours de danse contemporaine, avec percussion, et en couple.

Sur la même lancée, elle suit de nombreux stages de danse auprès de chorégraphes nationaux et internationaux comme Opiyo Okach, Salia Sanou et Seydou Boro, Karine Saporta, Pascal Montrouge, Dimitri Tsiapkinis, Bernardo Montet, Taoufiq Izeddiou, Andreya Ouamba…

Sa soif d’innovation et de surpassement,  aussi bien en  tant qu’artiste qu’en tant qu’enseignante, l’ont poussé à agir sur plusieurs fronts à la fois.  Judith olivia est danseuse interprète au sein de plusieurs Cies comme les Cies RARY (Mpirahalahy Mianala, Dinitra, Kianja, Tongotra,  Maroanaka, Ampy, Rambolamasoandro, Fatotra,  Vorombola,…), LOVATIANA (Sika, Masoazy, Tehina, Kiririoka, Histoire des femmes,…) et  ILO DANSE (Global worming). La qualité exceptionnelle de ses interprétations fait d’elle l’une des références incontournables des projets artistiques nationaux (30 est presque songes) comme internationaux  avecKarine SAPORTA (Juliette et les motards), Bernardo MONTET (Margueritte de l’oubli) et IZZEDIOU Taoufiq (Aataba).

 

Judith Olivia Manantenasoa  s’est également investie dans différents projets sociaux et communautaires auprès d’enfants  et de jeunes en situation d’handicap physique et mental aux côtés de la Cie Lovatiana. Elle se passionne également pour la recherche en danse traditionnelles Malagasy, plus particulièrement pour les danses du Sud de l’île et pense élargir ses recherches dans tous les provinces de Madagascar.

Ayant eu l’occasion d’effectuer de nombreux voyages artistiques tant à Madagascar qu’à l’étranger (France, Slovénie, Kenya, Burkina Faso, Sénégal, Djibouti, Hollande, Belgique, Maroc, Angleterre, Brésil, France), elle a appris à développer de très grandes facultés d’adaptation.

En 2010, elle se lance dans une nouvelle aventure en travaillant avec des musiciens pour créer ses propres langage, expression corporelle et code.  Parmi ce, elle a travaillé avec la  musicienne compositrice malgache MÔTA (Pauvre de moi) et un musicien et ingénieur de son Français Benoît MARDELLE(Dual transcription). De fil en aiguille, elle créée sa propre chorégraphie en solo (Aloka, une tranche de vie) et (le Fil)

 En 2013, elle participe à une résidence de création au Mozambique dans le cadre du projet CASA.

 Judith Olivia Manantenasoa fait partie des chorégraphes qui bénéficient de l’appui du plateau 321 mis en place par les Cies Rary et Lovatiana.

 

Plus d’infos :

Lien vers fiche artiste : Judith

sora-dihy.over-blog.com

www.muvam.egd.mg


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