Marisoa Ramonja, la croqueuse !   publié le 28/02/2015


Marisoa Ramonja, la croqueuse !

Marisoa Ramonja, femme artiste dépourvue d’une vivacité accrue dans le monde du show performance a grandit dans un contexte politique et social défavorable aux femmes et à leur liberté.

Née en 1977 à Madagascar, de père malgache et de mère française,  Marisoa Ramonja quitte son pays natal  à l’âge de onze ans ; un douloureux déracinement, le point de départ de l’écriture. Une école de traduction, des voyages en Europe, un atterrissage en Provence, l’aventure artistique commence fort. Attirée par le monde du théâtre et intimidée par la scène, elle commence par réaliser des missions de médiation, communication, diffusion, interprétation. Elle assiste notamment Rodrigo Garcia, dans le cadre d’une carte blanche à Hubert Colas au Théâtre des Salins à Martigues. Puis elle a un coup de cœur pour le Théâtre du Manguier d’Aix-en-Provence qui défend ardemment la culture malgache. Elle s’investit d’abord dans la coordination de leurs événements (Semaine de la Francophonie, Festival franco-malgache), puis intègre les créations de la compagnie, en tant que chanteuse, puis comédienne.

Parallèlement, elle se forme en théâtre, en voix et en danse, via des ateliers et stages. Au bout de sept ans de collaboration, elle prend sa propre route et crée l’association Metisse Zoa Production. Elle y défend son projet musical  Diavolana  et crée des spectacles en partenariat avec la compagnie La Cohue : Territoire sans lumière, Trois lunes sur un fil. Son envie de créer un solo devient urgente et prioritaire. C’est le début de l’aventure Chroniques d’une croqueuse et la naissance de la Ginger Cabaret Cie. Dans le cadre de Marseille Provence Capitale Européenne de la Culture en 2013, elle performe dans les projets Live&Dance&Die de Foofwa D’Imobilité et A.I.M. de la Cie Natalie Hofmann.

MariSoa est également présidente de l’association Le Miroir de Vénus qui met à l’honneur la femme sans tabou via une émission sur Radio Zinzine Aix.

Marisoa Ramonja : « être une femme libérée »

« J’ai grandi dans un contexte politique et social défavorable aux femmes et à leur liberté.  Les choses sont claires : les lois ne sont pas faites pour les femmes.  Maudites sont celles qui s’en indignent. Empreinte indélébile... En France où je vis actuellement, les femmes ont remporté des victoires. Pourtant la lutte continue. Je suis consternée d’assister à des reculs tels que la récente remise en question du droit à l’avortement en Espagne. La question de la liberté de la femme est loin d’être réglée».

Initialement, elle n’a pas créé Chroniques d’une croqueuse pour dénoncer ou revendiquer quelque chose en particulier. Il s’agissait pour elle de parler de la femme et de son désir, plonger au cœur de son intimité, dévoiler ce qui est caché, briser des tabous, aborder des questions essentielles, le tout avec humour et tendresse. Il en résulte une série de réflexions sur la condition des femmes aujourd’hui, ici et ailleurs, en société et dans leur intimité. De fait, ce spectacle porte une parole féminine.

« Après une longe série de représentation en France depuis 2011 de  Chroniques d’une croqueuse, j’ai eu l’immense plaisir de le présenter dans mon pays natal au Vakok’arts Trano de Tuléar, à l’Alliance française d’Antsirabe et au CRAAM à Ankatso ».

Plus d’infos :Facebook : Chroniques d’une Croqueuse

 

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