Rencontres IOMMA 2013   publié le 30/09/2013


Rencontres IOMMA 2013

Il existe un marché culturel avec une réelle demande , confie Hobisoa Raininoro, coordinatrice du CRAAM.

 

Cet entretien a été réalisé suite à la venue d’une délégation malgache lors du Marché des musiques de l’océan Indien-IOMMA, qui s’est tenu du 3 au 6 juin dernier à La Réunion.

- Avec le soutien du projet Art Mada II, le CRAAM s'est engagé pour inscrire les acteurs malgaches dans cette dynamique qu'est le IOMMA depuis l'année dernière, pouvez-vous nous parler dans quel cadre s'inscrit ce projet ?

 La convention de partenariat signée entre le CRAAM (ADMC) et le IOMMA en 2012, puis renouvelée cette année, et les prochaines encore, nous l’espérons, s’est mise en place grâce à l’entremise du PRMA (Pôle Régional des Musiques Actuelles de La Réunion), qui depuis la création du CRAAM, nous a toujours porté une attention professionnelle particulière. Ce partenariat, appuyé et accompagné par le projet de coopération franco-malgache Art Mada II, s’inscrit dans notre objectif d’ouverture et de mise en réseau des acteurs culturels malgaches avec  ceux de la zone océan Indien et d’ailleurs.

- Concrètement qu'attendez-vous comme retombées de ces rencontres professionnelles pour la filière musicale malgache ? 

Il s’agit avant tout de se créer / d’intégrer des réseaux dans les lesquels les différents acteurs, en mutualisant moyens et expériences, peuvent mettre en place de nouveaux projets, ou renforcer ceux qui existent déjà. Nous espérons donc que les rencontres qui s’y sont effectuées ont pu tisser des liens aussi professionnels qu’humains pour que de nouvelles coopérations, de nouvelles solidarités puissent voir le jour. L’océan Indien est une vaste zone que l’on tend à oublier car l’on est absorbé par le désir de l’international, Alors qu’il y a dans la zone océan Indien un marché avec une réelle demande. La participation au IOMMA est une étape pour accentuer la présence de la Grande Île, ou rappeler sa présence, et montrer aussi que le CRAAM peut être un opérateur clé et complémentaires des opérateurs déjà existants pour les professionnels qui cherchent à approcher / comprendre / programmer les artistes malgaches.

 - Avec l'entrée dans ce vaste réseau, quels seront les défis et comment le CRAAM compte-t-il accompagner les acteurs dans ce processus de développement ?

 Le CRAAM, en partenariat avec le IOMMA et Art Mada II notamment, va mettre en place durant ce deuxième semestre 2013 quatre sessions d’ateliers-formations au profit des acteurs culturels malgaches. Depuis l’année dernière, nous avons essayé d’être à l’écoute des artistes et professionnels de la culture concernant leurs besoins en formation, en ouverture, en outils, et nous avons pu mettre en place des ateliers d’appui dans le montage de projet, la gestion, la communication, le journalisme culturel… D’ici deux-trois mois, nous mettrons également à disposition dans nos futurs locaux à l’Université d’Ankatso un centre de documentation spécialisé sur les arts et la structuration du secteur artistique.

- Le CRAAM cherche à renforcer la coopération entre La Réunion et Madagascar, à quel niveau se développera t-elle principalement ?

 Dans le secteur musical, le CRAAM se positionne déjà aujourd’hui comme correspondant régional du PRMA. Ensuite, ce partenariat avec le IOMMA permet la mise en place de sessions de formation courtes avec l’intervention de professionnels et experts réunionnais ou de la ZOI. Nous travaillons également sur des échanges et projets artistiques en commun en intégrant les festivals et opérateurs locaux dans cette dynamique.


 Hobisoa Raininoro, coodinatrice du CRAAM


Source : www.lexpressmada.com

Lien utile : iomma.net/‎ 


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