Meja Miangola: « transformer le banal en œuvre d'art »   publié le 30/09/2013


Meja Miangola: « transformer le banal en œuvre d'art »

Pour Meja Miangola, la photo est un vecteur d'information, d'émotion et de sensation, mais aussi un moyen de dénonciation.

 

 

 

 

Meja Miangola Razafimandimby affectionne la photo humaniste: sans présence humaine, une photo est moins expressive... un coucher de soleil c'est beau mais avec une personne au premier plan, ça aurait  un autre sens et encore plus d'émotion.

 

 

Meja Miangola et la photo, c'est de famille, elle hérite de son père  son goût pour le noir et blanc. A douze ans, elle a son premier contact avec un appareil réflex. Elle retient surtout du noir et blanc les variations de tons (noir, gris et blanc).

Etudiante en journalisme et multimédia à l'Ecole Supérieure de Maintenance de Gestion et de Communication (ESMGC), elle publie comme mémoire de fin d'étude « Photojournaliste : sensibilisateur et faiseur d’opinions. Cas de Midi-Madagasikara et des photojournalistes Malagasy ».

 

 

Le photographe doit, à ses yeux, transformer le banal en œuvre d'art.  L'un des plus grands pouvoirs de la photographie: faire changer l'opinion publique ... comme ces photos de Dany Be sur le Kere du Sud, en 1992, exposées à la Bibliothèque Nationale, qui ont poussé les autorités à lancer le "Diabe SOS Sud", soit plus de mille voitures mobilisées pour transporter des vivres dans le Sud.

Meja Miangola ne néglige pas pour autant la photo rêveuse: paysages, lieux méconnus, mariages ...  Elle considère comme ses maîtres les photographes tels que Sebastião Salgado, Raymond Depardon, Dany Be, Pierrot Men, Russel ou Mamy Randrianasolo.

"Photojournalisme, à la croisée des chemins" d'Olivia Colo, Wilfrid Estève et Mat Jacob est pour elle l'ouvrage de référence pour  les photojournalistes.  En plus des indications sur le métier, l'aspect juridique et les statuts,  on y trouve les coordonnées des grandes agences et galeries, des portfolios, les prix et bourses ouverts à la photographie de reportage.

Sa photo préférée, elle l'a baptisé "Oh we are there": elle y montre le regard des enfants sur leur propre photo. On croirait qu'ils voient la plus belle chose du monde, cette joie sur leurs visages, c'est génial ! Convaincue de l'avenir de la photo malgache - soit près de 33 000 photographes aujourd'hui inscrits à l'Instat -, elle encourage chacun à ne jamais s'arrêter d'apprendre et surtout à échanger avec d'autres, saluant au passage les initiatives des collectifs organisant  ponctuellement des formations et sorties photos.

Contacts :

+ 261 32 07 527 73 / +261 33 12 275 68 / +261 34 69 325 95

 mejamiangola@yahoo.fr

Plus d’infos :

http://www.flickr.com/photos/meja_miangola/

http://athensart-2010.ning.com/profile/RazafimandimbyMejaMiangola


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