Teddy Lowett: l’adepte du manga japonais   publié le 30/09/2013


Teddy Lowett: l’adepte du manga japonais

Il avoue encore se chercher mais ses photos parlent déjà d'elles-mêmes. Un univers où se côtoient mangas, cinéma, sport automobile et rock.

Teddy Eric Razafindralambo a.k.a Teddy Lowett fait ses débuts lors d'un Tuning Show,     en 2011. Peu intéressé par l'événement en lui-même, il met la main sur le Nikon D80 de son père et commence à shooter pendant plus de cinq heures.Son père Faly Razafindralambo, conscient de son potentiel, l'initie à quelques techniques comme l'effet filé et le logiciel Lightroom. Son grand-père, Abel Michel Rabehanta lui donne accès à une bibliothèque de livres d'art,de dessin et de photographie. Aujourd'hui encore, il reste un lecteur assidu du magazine « Réponse photo ».
Si au début Teddy Lowett aimait s’essayer à tout, aujourd’hui, ses influences culturelles commencent peu à peu à se manifester. En quête d'effets fantastiques, il adopte les prises de vues des mangas, des comic book et des films japonais. Rêveur assumé, il voit la photo comme un moyen pour raconter: avant d’appuyer sur la détente, on a d’abord une histoire en soi...
Teddy suit de près les travaux des photographes malgaches contemporains comme Masy Andriantsoa et Mamy Rija Ravelonjatovo pour les photos de rallye ou Rindra Ramasomanana pour les portraits. Grand passionné de l’art japonnais, il considère Shoichi Aoki comme un de ses maîtres: ses portraits donnent une sensation d'irréel, de surréalisme.
Sa fièreté, il la doit à son oeuvre "Kamui", clin d'œil au manga Naruto. La technique du flou radial, ça m'a pris cinq mois pour y arriver. J'ai appris ça tout seul et je l'ai mis en pratique lors du Manga Matsuri, un événement consacré à la culture japonaise.
Un photographe, selon Teddy Lowett, se doit de voir ce qu'une personne normale ne verra pas: trouver le bien dans le négatif et le négatif dans le bien. Immortaliser toutes les scènes qu’elles soient gaies ou moins heureuses, telle est ma devise. Voilà pourquoi j’aime les couleurs accentuées, mais je fais aussi dans le noir et blanc et le vintage (couleur sépia).
La reconnaissance pour son travail n’a pas tardé à venir lorsqu’il couvre l'ouverture de l'espace bien-être Vaniala à La City, en 2012.
Confiant sur l'avenir du métier, Teddy est néanmoins contre la course à l'armement. Tout le monde finit par se procurer du bon matériel, les malgaches sont très calés en art et je pense qu'il y a une certaine solidarité entre photographes, mais il faut arrêter la course à l'armement (rires), confie Teddy Lowett.


Contacts :
Tel: +261 33 05 582 07
Mail: youlowsama@gmail.com

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