Johary Ratefy: « ce n'est pas l'appareil qui fait le photographe»   publié le 30/09/2013


Johary Ratefy: « ce n'est pas l'appareil qui fait le photographe»

2011, l’année où j’ai eu mon Canon 450D, mon fidèle et précieux compagnon de route dans l’univers de la photographie.

 

 

Comme la plupart de mes contemporains, j’ai commencé par le dessin. Toute petite, j'ai essayé l'argentique de papa. J’y ai vite pris goût. J'ai  appris la photo en autodidacte, mais j'ai reçu l'aide de plusieurs amis photographes. En termes de style, j'ai une préférence pour le noir et blanc, les effets vintage et ce par quoi j'ai commencé: les couleurs naturelles. Le noir et blanc, c'est ce qu'il y a de plus expressif. Un portrait en noir et blanc possède des traits plus marqués qu'un portrait en couleur. Côté vintage, j’apprécie particulièrement cet aspect rétro qui nous berce dans la nostalgie.

Pierrot Men est de ceux qui m'influencent pour le noir et blanc. Les créations d'Eric Ramahatra, le fondateur de Tophos, sont également captivantes. J’apprécie également le travail de mes contemporains notamment les SHE (groupe de photographes 100% féminin, fondé le 8 mars 2013), les photographes  de chez Oxygeniouz comme Solofo Tinah et Nicky Aina, sans oublier le travail de Rindra Ramasomanana et  Masy Andriantsoa. 

Clin d’œil aux photographes étrangers, le côté vintage d'Anastasia Volkova me plaît énormément. Pour ce qui est du noir et blanc, je citerai Michael Kenna.

J’ai été beaucoup marquée par le premier ouvrage sur la photographie que mon père m'a offert: "Pour réussir vos photos" de Marcel Natkin.

 

 

La photo, comme tout art digne de ce nom, se doit de raconter / de dévoiler quelque chose: une idée, une émotion, un ressenti, en bref,  ce qui se passe autour de nous. A travers mes portraits, j’aime  mettre en exergue la beauté d'un détail chez une personne notamment ses formes, ses courbes... J'utilise beaucoup le côté voilé du vintage pour ça.

Ma photo préférée, c'est sans nul  doute "Tu as épinglé mon cœur, l'as cousu au tien..". Des épingles que j'ai montées de manière  à former un cœur --- cela m’a pris des heures ---,  le tout sur un fond rouge vif. C'est une de mes photos les plus colorées, certes un peu inhabituel pour moi mais j’ai été particulièrement  fière du résultat, je ne m’y attendais pas !

 

 

Pour ma part, un photographe, est d'abord vecteur d’un message et un faiseur de rêves. Comme on dit, les photos frappent plus que les mots ou le son. La photographie a beaucoup évolué à Madagascar. Les jeunes ont du talent et ne demandent qu'à se faire connaître. Mais il faut qu'ils prennent le temps de travailler  leur technique. Je reprends un postulat qui dit: ce n'est pas l'appareil qui fait le photographe. Apprentis comme passionnés doivent continuer à bosser dur.

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