Parany:   publié le 30/09/2013


Parany:

Andriamparany Ranaivozanany alias Parany nous livre en quelques points son regard plutôt intime sur la photographie.

Du dessin à la photographie, un chemin plus ou moins long que Parany a parcouru depuis son plus jeune âge. Il commence avec le Pentax argentique de son père, puis se charge en 2009 de gérer une banque d'images en tant qu'aide sociale dans le Sud du pays. Il crée D-Cliq Photography en 2010 avant de devenir photographe pour le magazine No comment l'année suivante. Sans oublier de mentionner sa rencontre avec le photographe de renom Rijasolo, fondateur de l'agence KISARY qu'il rejoint par la suite.

Si je devais associer un adjectif à mon style photographique, je lui grefferais le mot « crépusculaire ». J'aime jouer avec la lumière du soleil couchant, vers 17 heures.
Parmi mes grandes influences, James Nachtwey, il prend des images gracieuses et posées dans un contexte de guerre. Des sujets à l'apparence délicate, ce n'est jamais brouillon.
Je fais des photos pour faire rêver, donner à celui qui regarde mes photos l'envie d'être à ma place. C'est n'est pas tout le monde qui a la chance de voir ce que je vois.
Si j’étais un manuel de photographie, je serais tout simplement « le terrain ». Pas de bouquin, pas de théories. S'habituer à son environnement et son boitier, il n'y a que ça de vrai.
Ma photo préférée, c’est celle où on voit des pieds descendant d'une échelle. C'est quasiment abstrait mais on découvre toute l'histoire du personnage à travers la photo: les briques en guise de fond et les pieds nus. Un cliché qui révèle les conditions de vie et le domaine où le sujet travaille. Rien de tel qu’une photo qui explique tout avec le minimum.
La mission d’un photographe ? Tout dépend de sa spécialité, mais il doit surtout rapporter un témoignage palpable et être capable de faire parler les images sans les mots.
Mon regard sur les photographes malgaches d’aujourd’hui : il y a ceux qui n'en font qu'un passe-temps et tendent même à dégrader la profession. Heureusement, d'un autre côté il y a ceux qui prennent ça très au sérieux jusqu'à en faire leur métier.
Portrait chinois

Si j'étais ...
Une saison: l'hiver, où la nature humaine et l'aptitude à s'adapter sont mises à l'épreuve.
Un animal: le cheval, où puissance et grâce sont alliées.
Une couleur: noir, no comment.
Une métaphore: « coûte un bras et une jambe ».
Une humeur: massacrante, je suis souvent sur les nerfs quand je ne prends pas de photo.
Une émotion: la surprise, tout m'étonne encore ... je dis bien TOUT !
Une devise: « en vérité, il n'y a pas de vérité ! »
Un élément: l'eau ... l'adaptation et la force tranquille.
Une planète: je ne trouve pas mieux que la Terre.
Un endroit: sur le toit de ma maison le soir à admirer le coucher de soleil.
Un oiseau: un perroquet, je suis très bavard.
Un air: "Breath" ... Telepopmusik.
Un bruit: le son de mon déclencheur quand je prends des photos.
Un péché capital: l'envie
Un phénomène naturel: les tornades, ça nous rappelle combien on est minuscule face à la nature.
Un instrument de musique: la mandoline, ça me rappelle mon enfance, quand ma mère écoutait Nana Mouskouri en boucle.
Un mythe: Sisyphe, je suis sûr qu'il se faisait les muscles.


Contacts :
Tel: +261 32 02 515 62
www.facebook.com/parany
site: www.kisary.com

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