Etae   publié le 30/09/2013


Etae

Le musicien a pour devoir de transmettre à travers le partage

Pour une première à Madagascar, Etae groupe mauricien, atterrit dans la grande île et direction le festival Mamahoakapour nous étonner, nous surprendre, pour nous faire voir toutes les couleurs de sa musique. Portant la signification de sa musique en son nom, le groupe nous explique durant quelques minutes d’interview son parcours musical à travers la voix de son batteur Yannick Durhome et Stephan Gua son chanteur.

Vos débuts en quelques mots
Yannick Durhome :

Nous avons débuté dans la musique il y a environ six ou sept ans. Au départ, le groupe n’avait pas la même formation qu’en ce moment. Il y a d’abord eu Stephan Guale chanteur et moi, l;es autres sont venus rejoindre le groupe au fur et à mesure (notamment Gilbert Bastien guitariste et LervinLecoquin à la basse, les membres actuels). La musique est plus pour nous une passion qu’un gagne-pain et encore moins une manière de devenir fameux.

Le choix du style, d’où vient-elle ?
Yannick Durhome :

le style nous est venu tout naturellement. Il n’y a pas eu de raison précise à cela. Cependant, cela s’est fait en grande partie par rapport au texte que Stephan écrivait. Cela parlait beaucoup de voyage et d’Afrique. Vient après l’influence de chaque musicien. Nous nous sommes adaptés à tous ces facteurs pour avoir La musique que nous faisons.
Nous préférons l’expression« musique actuelle » à celle de « world music » pour identifier notre musique. Le style que nous véhiculons n’est aucunement un « genre nouveau » comme le diraient certains. Une rencontre entre deux styles déjà existants qui ont l’un comme l’autre un élément à apporter mutuellement. C’est donc là un renouveau.

Où puisez-vous vos inspirations ?
Stephan Gua :

le travail d’écriture à la base est un travail à titre personnel. Quand c’est chose faite, la musique qui émerge de ce grimoire fait de lui un objet collectif. En outre, chaque élément du groupe vient avec son influence, ce qui fait d’une musique ce qu’elle est. Cela peut partir d’une dimension pour aboutir à une toute autre.


La mission d’un musicien
Stephan Gua :

Pour moi, le musicien a pour mission le devoir et j’insiste là-dessus, de transmettre. La transmission se fait à travers le partage d’où l’intérêt de faire de la musique en groupe. Chaque musicien joue différemment car chacun a son propre vécu. Dans une certaine manière, la mission d’un musicien est aussi celle d’être un raconteur ou un conteur de la vie. Placé à une certaine dimension, il rend son œuvre accessible aux autres. Un discours peut être maintenu par un homme politique, un scientifique, un historien qu’importe mais le discours d’un musicien est aussi intéressant que le leur. Le musicien peut et raconter son vécu et en même temps relater les faits sociaux.

Les meilleurs moments de votre parcours musical
Stephan Gua :

Tout a été marquant. A vrai dire, tout ce qui permet de nous remettre en question, de grandir est une étape importante. Depuis six ans, nous avons franchis beaucoup d’étapes qui nous ont donné l’opportunité justement de nous enrichir. Madagascar en est un.


Yannick Durhome :

Nous avons beaucoup joué avant de faire l’album. Chaque concert a été un moment particulierà nos yeux. Concernant les chansons, il n’y en a pas une que nous préférons spécialement à une autre. Disons qu’à un moment donné nous jouons une chanson plus qu’une autre mais cela ressemble plus à une humeur d’enfant, ça va ça vient.

Vos impressions sur le festival Mamahoaka
etae :

Le festival est enrichissant dans la mesure où il nous fait découvrir vraiment ne serait-ce qu’une partie de la musique de Madagascar et nous fait rencontrer des musiciens. Nous avons été étonnés du talent des musiciens malgaches qui sont d’un niveau assez élevé. Avant de partir, nous avons pensé que le festival Mamahoaka se basait sur un genre musical mais nous sommes agréablement surpris qu’il y ait autant de variété musicale.

 
contact: etae.music@gmail.com

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