Jarim’s Cie confie son univers...   publié le 31/01/2015


Jarim’s Cie confie son univers...

On m’appelle Rija Rakotoarimanana. Je suis à la fois directeur artistique, chorégraphe et technicien lumière au sein de Jarim's Company.


 
Quel est le programme de cet atelier ?

Pendant ces trois jours d’ateliers, j’ai donné un travail sur l’écriture chorégraphique pour ensuite enchaîner sur l’improvisation. Cela s’est fait en deux étapes : le matin, ce sont les cours théoriques et l’après-midi, on a surtout travaillé sur la matière. Pour moi, c’est capital qu’ils puissent expérimenter ce genre de travail de recherche, surtout qu’il s’agit là des danseurs de demain. Confrontés à l’improvisation, comment est-ce qu’on s’engage ? Quels sont les éléments auxquels il faut faire attention ? Il faut que le danseur soit en perpétuel questionnement.
La danse, la passion de toute une vie

Comment ai-je atterri dans cet univers ? Et bien en 1997, j’ai commencé par danser le rock jusqu’au jour où j'ai fait la connaissance d'Ariry Andriamoratsiresy de la Cie Rary. On a alors travaillé ensemble sur des pièces chorégraphiques. Depuis, la flamme ne s’est jamais éteinte. J’essaie toujours de perfectionner mes techniques de mouvement en participant à de nombreux ateliers de formation. Pour moi, la danse représente la passion de toute une vie. Il fut un temps où j'ai envisagé d'arrêter pour m'engager dans un travail à l'étranger mais qui ne me permettrait plus de pratiquer la danse. Et là je me suis rendu compte que je ne pourrais jamaisvivre sans.
 
Moi et ma Cie

A la base, Jarim's group faisait de la danse rock. Jarim's est une anagramme de mon nom avec le "M" pour « malgache ». Quand je me suis projeté dans la danse contemporaine, entamant mes premières créations, on est alors devenu Jarim's Cie. Pourquoi la danse contemporaine ? Bien qu’il s’agit d’une danse vide qui suit bêtement un rythme, Jarim’s Cie s’est toujours donner comme directive de transmettre des messages, véhiculer des idées à travers ses pièces chorégraphiques. Libre à chacun de les interpréter à sa guise !
La mission d’un danseur...

Partager et démocratiser la discipline. Il y a aussi un aspect éducatif dans la danse. En matière d'hygiène par exemple, je sensibilise toujours les apprentis danseurs à prendre soin d'eux, les mauvaises odeurs ne sont pas admissibles sous prétexte que la danse fait transpirer (rires) ! De même pour le maintien du corps. Pour ma part, je fais du footing une à deux fois par semaine. Comme le musicien a sa guitare, le poète sa plume, le peintre son pinceau, le danseur, lui a son corps. Du coup, il est primordial de prendre soin de son corps, de toujours s’entraîner, répéter, cogiter, en bref, entrer en intelligence avec l’art de la danse.
 
Les problèmes majeurs auxquels les danseurs malgaches sont confrontés

Sans aucun doute, je dirais le manque de salle de répétition et de diffusion. Certes, on a l’Institut français de Madagascar, les Alliances françaises, le Centre germano-malgache, le CMDLAC... Mais il faudrait plus d’espace étant donné le nombre croissant des jeunes qui s’initient à la danse. Il ne faut pas non plus se voiler la face, la danse ne fait pas vivre à Madagascar, étant donné la crise et le manque de formation pour nos danseurs émergents. Encore heureux qu’il y ait une plateforme de rencontres artistiques et professionnelles comme I’Trôtra pour un rayonnement de la vitalité artistique en matière de danse contemporaine à Madagascar.
Le mot de la fin

Pour mes amis jeunes danseurs qui désirent se perfectionner dans ce secteur, il faut commencer par l’interprétation et l’exécution des chorégraphies de professionnels. Une fois que vous maîtrisez cette étape, vous pourrez alors passer à l’écriture chorégraphique.
 

Rija Rakotoarimanana (Jarim's Company) - Portrait chinois
Si j’étais...

Une saison: l'automne, ça correspond à la période de ma naissance.
Un animal: le lion, mon signe astrologique
Des couleurs: bleu, ma préférée depuis toujours. Rouge en rapport avec mon tempérament au sang chaud.
Une émotion: sentimental, c'est tout moi !
Un fruit: la papaye, c'est bon pour l'estomac dans les moments pénibles.
Un loisir: la natation, je suis bon nageur.
Un endroit: les espaces verts, surtout Andasibe.
Un véhicule: une voiture, ça protège bien mieux que les deux roues.
Un instrument de musique: le violon, ça m'inspire énormément dans la danse.


Commentaires

Votre commentaire