Rola Gamana : musicien poly-instrumentiste au talent hors pair   publié le 14/01/2017


Rola Gamana : musicien poly-instrumentiste au talent hors pair

Ni traditionnelle, ni moderne, ma musique est tout simplement contemporaine. Les éléments du passé comme ceux du présent peuvent y cohabiter. J’utilise les techniques modernes mais je ne délaisse pas les instruments traditionnels, au contraire.

Fils d’un musicien-luthier qui s’est spécialisé dans la fabrication d’instruments traditionnels, Rola Gamana sème ses premières notes à l’âge de cinq ans sur le jejy lava et la valiha, instruments aux sonorités typiquement malgaches. A treize ans, il se passionne pour la guitare.

Après avoir intégré le groupe Rajery en 1993, Rola est très vite devenu, « LE » guitariste que les artistes malgaches s’arrachent. Il collabore avec Lego (le pilier de l’antosy), Gaby Saranouffi (danseuse-chorégraphe et directrice de la Cie Vahinala), Temandrota (artiste plasticien), Ny Eja (poétesse)… mais aussi avec des réalisateurs de films documentaires et des metteurs en scène.

Devenu une figure emblématique de la scène acoustico-traditionnelle malgache, Rola est en quête permanente de sons qui fassent sens. Musicien-voyageur et poly-instrumentiste, cet incroyable « faiseur de sons » invente ses propres instruments, qu’il qualifie de « naturels ». A l’affût des ressources de la nature (bambous, bois, coquillages), il crée des instruments à vent, à cordes ou à percussion en s’appropriant les sonorités de chaque matériau : toute une déclinaison de sonorités singulières traversées de poésie. Rola puise dans différentes traditions musicales issues des quatre coins de la Grande Île comme le bà-gasy et le vakodrazana des Hauts-Plateaux, le tsapiky du Sud, le salegy du Nord, le basesa de l’Est,…qu’il fait fusionner avec des airs folk et acoustic rythm’n’blues. Ses chansons parlent de la vie quotidienne, de l’amitié, des coutumes, de l’amour déçu … une douce traversée des terres malgaches.

Repéré par un producteur américain, Lyrichords Disc Inc (basé à New-York) il produit son premier album Lemarija en 1997. Sa rencontre avec le producteur français Pascal Mourard (Gecko Music), en 2001, lui ouvre le chemin de la musique expérimentale. Ce dernier enregistre avec lui des samples, dont la plupart sont utilisés pour son deuxième album Ravity, sorti en 2006, après l’album autoproduit Dia koa, sorti en 2004.

En 2006, il effectue une résidence de création à La Réunion auprès de DJ Oil et de Jeff Sharel, deux musiciens français de la tendance électro, dans l’optique de décloisonner les courants musicaux à La Réunion.

En 2010, sa création musicale Alamaneno  devient un grand projet artistique conceptuel mis au service de la protection de l'environnement alliant différentes disciplines et formes d'expression, comme la musique, le théâtre, la poésie, le slam et les arts plastiques.



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