Kiti-tsaina   publié le 13/04/2016


Kiti-tsaina

« Pour un éveil socio-culturel chez les étudiants »

Deuxième semaine de la projection à gogo dans le cadre du  projet M’Kolosaina. Au programme du lundi matin, « Kiti-tsaina », un documentaire signé Voots Kongregation. Corruption, mauvaise gouvernance, perte de valeur, désordre socio-culturel,  et la liste est encore longue ! Beaucoup restent bouche cousue devant ces fléaux mais d’autres préfèrent les pointer du doigt autrement...  Durant ce documentaire d’une quarantaine de minutes, Voots Kongregation a mis  les points sur ces maux qui minent le pays depuis de longues années. « « Kiti-tsaina »  a été conçu dans l’objectif de  partager nos opinions, nos envies et surtout nos espoirs. Il est plus que temps de se demander où va notre cher pays ?», confie Rolf Razafindrakoto, un membre du groupe.  Une conscientisation collective, tel est le leitmotiv qui anime Kiti-tsaina. Ironie du sort, les artistes qui figurent parmi les laissés pour compte sont ceux qui  se lancent dans « l’éveil socio-culturel »  pour le bien du pays.  Aussi, Voots Kongregation n’a pas manqué de parler de  la condition précaire dans laquelle les artistes vivent.

Un débat mouvementé…

Après la projection, le débat s’est installé dans la salle. Kiti-tsaina a beaucoup intéressé le public estudiantin, qui est d’ailleurs venu en masse. « On a compté près d’une centaine d’étudiants qui sont venus regarder « Kiti-tsaina », un documentaire qu’on trouve d’ailleurs très éducatif », confie Naly Randriamahefa,  bénévole du projet M’Kolosaina. Les étudiants ont donné leurs opinions face aux problèmes rencontrés par le  pays. « Tout le monde est responsable, les ordures qu’on peut voir partout, nous sommes les uniques responsables »,  souligne Fandresena  Ramahandriniaina. Face à la situation chaotique que notre pays endure, selon Sariaka  Rasolohery : « Il nous manque la solidarité et le sens de la responsabilité ». Il est vrai que faire progresser la population malgache ne se fait pas facilement en un claquement de doigt, il faut y aller étape par étape. « Tout se base sur l’éducation, mais il faut d’abord changer notre mentalité vis-à vis des occidentaux » ajoute Miangaly Rasolofoharimalala. Message reçu ou pas, en tout cas, ça a réagit !

 


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