Architeck : du Rap hardcore   publié le 13/05/2016


 Architeck : du Rap hardcore

Le mercredi 11 mai est à marquer d’une pierre blanche pour le groupe Archi-teck. Leur showcase au CRAAM a été le début d’une longue série d’événements pour fêter ses dix ans d’existence.

A la fois un groupe et un label de production, Archi-teck œuvre  depuis dix ans à la  promotion de  la culture Hip hop malagasy. Nombreux  sont les artistes qui ont bénéficié du label comme One Lio, Agrad et le groupe Aora,  qui ont maintenant leur notoriété dans le domaine musical malagasy.  « C’est d’ailleurs la raison d’être d’Archi-teck. Nous essayons de promouvoir les  jeunes talents  qui s’orientent vers l’éducation de la masse car le rap, plus qu’une musique, est une question d’engagement », confie K.Sad, le fondateur du label en 2006.  Dirigé spécialement vers le genre « contestataire », que ce soit « conscient » ou « engagé », les groupes membres du label mettent en  avant leur point de vue concernant le secteur social et politique du pays. Parmi les ceux, Revoltart, KJB, Nashya et le groupe éponyme qui s’est formé plus tard en 2012.

 

Un style hardcore…

Oui c’est bien cela, du hardcore.   « On peut dire qu’il s’agit d’un rap lourd, axé sur la puissance du  rythme ».  La plupart des productions du label  Archi-teck est  conçu avec des logiciels de musique (Reasons, Hip Hop Ejay, Fruty Loops…), et se distingue par un  travail minutieux des extraits de sons pour aboutir à un instrumental parfaitement adapté à leur flow. Des textes engagés  à travers un discours de militantisme, sans détour, parfois choquants mais qui décrivent réellement l’environnement au quotidien des Malgaches.  « Ce sont des paroles puissantes  destinées à conscientiser la société face aux changements nécessaires et à la prise de responsabilité de chacun pour une amélioration de nos  conditions de vie. Certes, on ne cesse de rabâcher cela à tout va, mais il faut se rendre compte que si la situation ne change pas jusqu’à présent c’est qu’il y a une raison ». On peut remarquer à travers le label,  l’effort  d’élaborer des textes à partir de la langue malgache grammaticalement correcte, ou du moins presque ! Leurs morceaux comme  « Ny marina tsy mba rap » (la vérité n’est pas dans le rap),  « Mi-vouvouz’elah » (Révolte-toi !), « Ampy ho ahy ny fahasoavany » (Sa grâce me suffit)  ou encore « Fanahy Tenaina » (littéralement âme que l’on porte au quotidien, phonétiquement cela se traduit par espoir) ont marqué la scène underground.

 

Les temps forts…

-           2006/ Analamaitso / «Tolo-tanana».

-           2007 / Arena Antanimena / «Underground show line».

-           2008 / Jardin d’Ambohijatovo /  «Faites du Hip hop».

-           2008 / LTP  alarobia / « Jeunesse de l’Océan indien ».

-           2009 / Mahamasina / « Festival des cultures urbaines».                                                                                    

-           2011 / Alliance française d’Antananarivo  / « Tafa haintsohaintso ».

-           2012 / Ambohipo / « Ambohipo one ».

-           2013/ La city ivandry /  « Herinandron’ny kolontsaina »

-           2013/ Kudeta / : « 10e anniversaire RDJ ».

-           2014 / Jao’s pub Ambohipo  / « Hevitra sy Hetsika ».

 

Archi-teck fait partie de ceux que l’on invite régulièrement lors des débats concernant la contestation ou l’engagement dans le rap. C’était le cas lors de la célébration de l’anniversaire de l’indépendance de Madagascar sur la chaîne télévisée RTA ou encore dans un débat de l’émission ATOMIK TV en 2012. Du rap engagé,apparemment, cela existe !

 

La suite de la programmation :

http://www.craam.mg/cms/article/35/1059

 

 

 

 

 

 

 

 


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