Six artistes-photographes, six regards qui disent autre-ment...   publié le 04/12/2013


Six artistes-photographes, six regards qui disent autre-ment...

Regards pluriels du 8 au 26 janvier hall d’exposition IFM Analakely


 

Dualité,  amitié, complicité, simplicité, légèreté, insouciance, liberté, courage, jeunesse, féminité, mystère, anticonformisme, mariage, architecture, interactivité, graphisme, humanité, religion, innocence, violence, tabou

 

Cette exposition collective rassemble et donne en partage le regard de six photographes malgaches. Des images sélectionnées pour la qualité et l’intensité du rapport de force qu’elles entretiennent entre elles. En continuité ou en rupture, les propositions prennent plusieurs formes : un témoignage, une part de mystère, la tendresse d’un temps révolu, une opinion ou encore une déambulation. Des séries qui mettent en lumière le regard curieux, poreux et parfois audacieux de ces nouveaux acteurs de la photographie malgache.

La forte présence et implication des femmes photographes malgaches dans cette exposition est un pas de plus vers le développement — émancipation ? — du huitième art malgache.

Une exposition fluide et pleine de fraîcheur à voir jusqu’au 26 janvier.

 

Photographes participants : Lofo Rabekoriana – Viviane Rakotoarivony – Chrystel Raharison – Mamy Randrianasolo – Andriamparany Ranaivozanany – Rakoto 
Artiste associé : Rijasolo

Commissaire d’exposition : Rina Ralay-Ranaivo

Il existe des regards qui ne mentent pas, ces regards que nous posons sur les êtres et sur les choses, sur le temps et sur l’espace… et puis l’instinct, ou appelez cela comme vous voulez, vient apporter sa part de sincérité, et le tout bascule dans l’infiniment intime et personnel.
Le regard vient de faire son œuvre, il s’approprie le moment, et n’a pas le temps de flirter avec le compromis, ni le politiquement correct, ni les bonnes mœurs, ni le tabou. Il laisse ces futilités à la communauté et à la masse.
Nous pouvons avoir de l’affection pour ces regards qui ne cherchent point notre approbation. Justes et jamais durs. Il peut arriver qu’ils suscitent la suspicion mais cette méfiance n’est que de l’ordre du désaccord, ou de l’incompréhension il se pourrait, et qui n’a d’impact que le fait de souligner un peu plus toute sa pertinence.
Jamais dans la contemplation non plus. Ce loisir, nous le laissons aux touristes.
Puis, parfois, les regards se rencontrent et tissent des liens. Des amitiés qui résistent à la tentation des mots. Pas de longues déclarations, ni de petites notes tendres, peu de séduction finalement, juste quelques œillades pour se comprendre et se dire tout ce que deux lèvres peuvent sortir comme sons.
Des regards qui font frémir la peau, esquisser des sourires aux visages, froncer les sourcils des plus pondérés.
Oui, il existe ces regards qui ne cherchent point le nôtre, et ils ont sans nul doute raison car à quoi bon nous faire voir ce que nous connaissons déjà. Les albums photos ont été faits pour cela. Revoir et se remémorer ce que nous avons oublié. Mais les souvenirs n’ont rien d’autre à nous offrir que des images, les sensibilités, elles, ont plus de choses à partager.





 


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