I'Trôtra 2013: Plateau «Les Lauréats», première partie   publié le 16/10/2013


I'Trôtra 2013: Plateau «Les Lauréats», première  partie

Pour cette 10e édition, la direction artistique du Festival a voulu mettre un point d’honneur sur les lauréats I’trôtra de ces dix dernières années.

publié le
16 octobre 2013
 
 

Le plateau a été ouvert pour les Cies Andrabe (Tamatave, Lauréat 2010) et Jarim's (Antananarivo, Lauréat 2011) lors de la soirée du 24 septembre dernier.

La Cie Andrabe a présenté "Sun Above", chorégraphié par Claudio Rabemananjara. Une pièce voulue centrée sur la sexualité et la religion. Démarrant sur une ambiance musicale minimaliste, le tout évolue vers une boucle sonore plus rythmée et entraînante... Une montée en puissance de la musique parallèle à la chorégraphie des danseurs : d'abord statiques, puis de plus en plus agités, jusqu'à virevolter dans tous les sens au fur et à mesure où la pièce progresse. Une pièce plutôt osé, ne serait ce qu’à voir les danseurs vêtus de tenues légères, prêt du corps, que du sexy !


Un spectateur nous donne son avis :
 

« C'est assez trash et osé pour le territoire et le contexte. Le noyau de la proposition est là, mais dans les formes il faut revoir certaines choses, à mon avis ce n'est pas une pièce pour une salle comme celle de l'IFM ici, ça irait dans d'autres salles ou dans un théâtre. C'est une performance trop directe, mais ça ne veut pas dire que c'est mauvais, on pourrait seulement travailler un peu plus la subtilité, il faudrait que les artistes fassent un peu attention par rapport au lieu où ils montrent leur œuvre, la configuration très frontale qu'on a ici peut nuire à leur proposition. »

De leur côté, la Cie Jarim's, menée par Rija Malala Harivony Rakotomalala a présenté « Duo », une pièce visiblement critique sur les médias, la presse en particulier. Débutant sur plusieurs longues minutes de silence dans la pénombre, les deux danseurs expriment, chacun selon leur point de vue, leur désaccord envers la presse. Ressemblant finalement plus à une représentation de la vie quotidienne qu'à une pièce chorégraphique, le minimalisme sonore qui les accompagne au départ renforce cette impression.

« C'était un peu plat, il n’y a pas de vrai travail d'écriture chorégraphique. La pièce est beaucoup plus gestuelle et pourtant pas assez expressive. Même au niveau des costumes c'est peu travaillé ... », critique un spectateur.

La CieTahala devait normalement prendre part à ce plateau "Les Lauréats" mais en raison d'un empêchement, il a été projeté à la place, une performance du Centre Chorégraphique National de Nantes.



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