Cap sur les performances de Moeketsi Koena, Cies Ultime Force et Zanatohatra   publié le 16/10/2013


Cap sur les performances de Moeketsi Koena, Cies Ultime Force et Zanatohatra

C’est dans l'après-midi chaud du 26 septembre que nous avons pu assister à la performance de trois danseurs, trois esprits insaisissables sur la scène de l’IFM.

publié le
15 octobre 2013
 
 

Moeketsi Koena (Inzalo Dance et Theatre Company) ouvre le bal avec "Toro". Sur scène, un danseur tout couvert de blanc, déjà en place alors même que les spectateurs commencent à gagner leur siège. Les mouvements sont lents, le personnage joue avec la poussière blanche qui semblable à celle dont il est couvert. Il frappe des mains, se tourne vers le public d'un regard interrogateur, semblant mimer un animal. Les décors eux évoluent avec les lumières, chaque couleur semble signifier le début d'une partie importante de la pièce. Moeketsi Koena conclut en s'enveloppant du tissu rouge qui servait jusque là de décor.

C'est maintenant l'entrée en scène de la Cie Ultime Force, avec "No Limit" chorégraphié et dansé par Dhoul − Michael Ramino Andrianiriana −, lui-même. Dans le silence complet, avant que les accordéons ne viennent donner le rythme, Dhoul danse debout, sous un faible éclairage. Lorsque les lumières se font plus intenses, l'ambiance sonore vire au dubstep, le danseur s'agite. La musique cède sa place à des bruits de pluie et la scénographie met en avant dès lors des images animées ou fixes, chacune apportant une nouvelle ambiance musicale. Dhoul termine devant l'illustration d'une planète explosive, accompagnée des mots "We create a world living here".


« Cette pièce est représentative de ma vision: aucune limite, on prend plein d'ingrédients qui peuvent n'avoir rien à voir les uns avec les autres » explique Dhoul de la Cie Ultime Force.

C'est à la Cie Zanatohatra qu'il revient de clôturer la présentation, avec la pièce "Iza" chorégraphiée par Alain Michel Randriamiasa. Une dernière partie qui mettra plus de temps que les autres à se lancer: pendant de longues minutes on observe un homme assis dans un coin de la salle et un porte-manteau à son opposé. Les premiers sons que l'on entend renvoient à ceux de la plongée sous-marine, avant qu'ils ne cèdent leur place à la respiration du danseur. « Un final un tant soit peu déconcertant car cette respiration permanente empêche quelque part de vraiment rentrer dans la chorégraphie », commente un spectateur.



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