Talike Gelle : ambassadrice du beko malgache   publié le 31/10/2013


Talike Gelle : ambassadrice du beko malgache

En habit traditionnel et pieds nus, Talike Gelle chante, danse et crée ses propres rythmes musicaux naturellement poreux à tout genre.

De père Français et de mère Malgache, TalikeGelle est métisse. Elle a grandit à Ifotake, un petit village au sud de Madagascar. Depuis l’enfance, Talike est fascinée par le beko (chant traditionnel Antandroy, ethnie du sud de Madagascar). Elle sillonne alors le sud Malgache au rythme des charrettes et des taxi-brousses, de village en village, pour des cérémonies traditionnelles où la musique et le chant sont prépondérants. En 1997, en Belgique, elle forme le groupe TIHAREA, qui signifie La richesse (un trio polyphonie a cappella) avec lequel elle gagne le 1er prix du concours international «Kleurrijk talent» en 1998 à Rotterdam. Ses compositions parlent d’amour, de la vie en communauté, de la tolérance et du respect et où elle exprime ses émotions, ses révoltes, sa joie de vivre et sa bonne humeur qui est d’ailleurs contagieuse. Talike a créé des rythmes musicaux métissés qui lui sont propres tels que le Sara jazz (Sarandra chant griot en version jazz), le Beko blues (Le beko légende chantée alliée au blues), le Banareg (Rastafari malgache Banaike & Reggae) ; Le Banafunk (fusion entre le rythme Banaike et le funk) ou encore le Classigagnaoke (musique classique et chant de forêt appelé Gagnaoke)…

En habit traditionnel, pieds nus, coiffée de Dokodoko (coiffure typique des femmes Antandroy), elle chante, danse et mêle à ses chants harmonieux des passages de sons gutturaux, d’halètements ou de raclements de gorge qu’on appelle le Rimotse. Talike nous emmène aux frontières de la modernité et de la musique du monde, à la rencontre de deux ou plusieurs sensibilités pour un voyage énigmatique et enivrant à travers le son mélodieux de sa voix claire, magique et sensuelle qui virevolte dans l’air. Cette artiste sensible et engagée, aux textes puissants et à la voix mélodieuse a une longue habitude des échanges, des voyages et du partage.

 
Le beko de Madagascar

Pratiqué dans les régions Sud de Madagascar, le beko est un chant polyphonique a capella généralement interprété par un groupe d’hommes, nommés sahiry, composé d’un récitant et de choristes. Perpétué depuis la nuit des temps par les ethnies du Grand Sud, le beko fait résonner sa litanie répétitive et gutturale durant les nuits où amis et famille du défunt sont réunis devant des feux et des bassines de rhum pour accompagner l’esprit du mort dans sa marche vers l’Est, là où vivent les ancêtres.

 


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