Dago festival : activisme artistique pur et dur !   publié le 29/09/2016


Dago festival : activisme artistique pur et dur !

Organisé par DagoTeamZara, un collectif d’activistes culturels, le Dago festival ambitionne de porter haut le flambeau de la scène des musiques actuelles malgaches.

Rock, basesa, katroka, taroba, free roots, jazz, reggae, rap, etc… une belle brochette de genre musical que les Tananariviens ont eu le plaisir d’y goûter du 14 au 25 septembre dernier dans plusieurs lieux de la capitale. C’était une avant-première réussie pour Dago festival.  Rien qu’à voir le regard des locaux et des touristes  happés devant des groupes montants comme Moajia, Loharano, Zazasoa, Nomady ou devant ceux qui s’affirment déjà comme Silo, Voots Kongregation, Mem’s family ou encore Angaroa.


« Ce sont des groupes qui ont leur style musical propre. Le but de ce festival est de promouvoir les artistes qui sont créatifs et non ceux qui se cantonnent au matraquage pour être populaire », confie Noah Raoelina, directeur artistique du festival. A voir comment les médias appréhendent la scène artistique d’aujourd’hui, le collectif DagoTeamZara a jugé important de montrer une autre facette de la créativité musicale de la Grande Île. « C’est quand même étonnant que le grand public ne connaisse pas les artistes qui ont du talent à revendre. Le festival est là pour rapprocher ces artistes du grand public. Les artistes ne devraient pas être obligés de passer par le matraquage pour se faire connaître car comme nous le savons tous c’est une forme de corruption », ajoute-t-il.


Fondé cette année par l’Association Sarondra via son Collectif DagoTeamZara, Dago festival sera  dorénavant un  rendez-vous phare des  acteurs culturels, des artistes ainsi que du public. « Le Festival est partie d’une initiative de jeunes acteurs soucieux du secteur artistique  et culturel malgache. L’idée est de donner à voir et à entendre des talents souvent méconnus voir négligés par les structures déjà existantes », confie Tanjona Rabearivony du collectif DagoTeamZara. Le festival a aussi comme objectif de collecter des fonds afin d'équiper le tranom-pokonolona Analakely (théâtre municipal) venant en appui à la Commune Urbaine. « Cela permettra aux musiciens et acteurs culturels du pays de jouir pleinement de ce lieu dédié à la promotion et au développement de la culture", ajoute-t-il.

Si les spectacles se sont bien déroulés, ce sont toujours les mêmes têtes de passionnés qu’on retrouve à chaque concert. Mais ce n’est qu’un avant-première, le collectif DagoTeamZara comme son nom l’indique « Tia mizara » (aimer partager), ne pourra qu’élargir son public durant les années à venir, parés pour la prochaine édition.

 


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