Mois de la photo Sar'nao   publié le 14/12/2013


Mois de la photo Sar'nao

Le reportage photo à la loupe


 


Comment choisir quinze clichés pour une exposition ? Voilà le casse-tête sur lequel se sont penchés les participants au premier atelier de Sar'nao.

Dans l'obscurité de la grande salle du Cercle germano-malagasy à Analakely, onze participants ont examiné hier des clichés sous le regard attentif du photographe franco-égyptien Nabil Boutros. Cet atelier, qui a commencé le 5 novembre dernier, entre dans le cadre du Mois de la photo Sar'nao. Le formateur a demandé aux participants de trouver un sujet et d'essayer de raconter une histoire pour en constituer un reportage. Quand Onja Ramarokoto présente son sujet sur le « petit déjeuner moramora », c'est toute l'assistance qui bénéficie du feed-back aussi bien constructif qu'enrichissant de Nabil Boutros. Il s'agit de construire un reportage photo, un peu comme construire une histoire. Mais dans la photographie, l'harmonie et le rythme sont très importants.
 Il faut un cliché qui parle. Une personne le dos tourné n'a aucun intérêt. Dans l'autre photo, le tee-shirt blanc accentue la couleur blanche et accapare un tiers de la photo. L'œil est systématiquement attiré par le foyer-lumière et le blanc. Cette partie de la photo dilue l'image plus qu'elle ne la construit, note le formateur en analysant un cliché.

Conseils d’expert

Ces détails techniques ne sont pas à prendre à la légère. Car même le choix de l'alternance des couleurs et du noir et blanc ne relève guère du hasard. Il nécessite « un dosage savant et réfléchi » et participe à la construction du sujet. À travers les travaux des participants, la description de l'objet dans son environnement, l'usage du gros plan sur les petits objets ont été appréciés à leur juste valeur. Faire une photo, c'est chercher une harmonie, faire une composition. Comme dans la peinture ou dans la musique, il faut maîtriser l'harmonie avant de faire des dissonances, conclut Nabil Boutros.De leur côté, les apprentis se réjouissent de cette opportunité qui leur a permis d'avoir un regard plus détaché sur leur passion. Si les  uns tâtonnent encore à trouver leurs sujets, les autres profitent de l'occasion pour se laisser voir par un œil expert. Mais tous semblent apprécier ce moment d'apprentissage et d'échanges.

Source : Domoina Ratsara
L’Express de Madagascar
jeudi 8 novembre 2012
 


 


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