Habaka Ankisôma, sous le thème de l’ouverture   publié le 30/09/2013


Habaka Ankisôma, sous le thème de l’ouverture

Du 14 au 18 novembre 2012, cette plateforme réunissant créateurs, danseurs interprètes, musiciens s’est déroulée dans une ambiance festive...

 


Habaka Ankisôma, le festival multidisciplinaire créé par la compagnie Rary en 2003, a été marqué par quatre jours d’échanges entre artistes et de découvertes pour le public. Du 14 au 18 novembre 2012, cette plateforme réunissant créateurs, danseurs interprètes, musiciens s’est déroulée dans une ambiance festive. Une 9e édition placée sous le signe de l’ouverture avec la venue d’artistes originaires de Tamatave, notamment la compagnie de danse Jifalah, Djembe Acrobatie et le duo Tsiory et Eddy. Un « takalo » [échange] complétée par les Cie Mirza, Leba, Zanagasy, Olon’dihy, Rianala, Scout 116e Analamahitsy, l’Ecole de danse Rary, les performances individuelles de Michel Ange Ralaiheilinarivony, Rivo Henintsoa Randrianarison, Rambeloson Andry Tahiana, Rasoloherinjatovo Rija Lalaina. Habaka Ankisôma, c’est aussi le traditionnel avec Rakoto Frah Junior, Ny Riran’dihy ou Ny Veromanitra.


Les premiers spectacles se sont déroulés le mercredi 14 novembre à Vontovorona, au sein du SOS Village d’Enfants avec la participation de la Cie Rary qui a présenté sa pièce Mbola suivie de la prestation solo de Nandrianina Ramarosandratana de la Cie Leba. La danse en couple d’Eric Lanto Ravelomanantsoa et Hasina Rakotondrasoa de l’Ecole Rary a clôturé la première journée. Les représentations se sont succédé avant de se terminer au Jardin d’Ambohijatovo avec Régina Daniela le dimanche 18 novembre. Les temps forts de cette 9e édition sont marqués par la participation de deux groupes : les « nouvelles pousses de l’art » comme le groupe d’Akany Avoko qui a interprété Marakely et les Tamataviens qui ont pu voyager entre l’inspiration traditionnelle et la modernité.

L’objectif de cette année : donner une plus forte visibilité aux jeunes créateurs, interprètes ou artistes, en les faisant se produire dans les lieux culturels de la capitale et dans ses périphéries, mais aussi dans des lieux / espaces de diffusion / un peu plus inattendus comme les centres sociaux ou les écoles où certains membres de la Cie Rary dispensent des cours. Les participants se sont donc partagé la scène du Tahala Rarihasina et du CGM (Cercle germano-malagasy) à Analakely, de SOS Village d’enfants à Vontovorona, d’Akany Avoko à Ambohidratrimo, de l’école Au Petit Poucet Ampatsakana, de la Ruche des Abeilles à Ivato, de l’Ecole Antanibarinandriana et du Jardin d’Ambohijatovo. Selon Ariry Andriamoratsiresy, un des initiateurs du festival, leur but est également de donner la place au public sachant que Habaka Ankisôma n’est pas un événement régi par des codes pour pouvoir y entrer. Il ajoute que le festival est un véritable tremplin pour les jeunes créateurs inscrits dans le domaine de la musique, de la danse ou du théâtre afin de montrer leur savoir-faire et d’entrer dans le circuit. Un circuit entièrement autonome, sans injection de subventions dans le but de créer un cercle de spectacles à part entière. Avec ce festival, la Cie Rary cherche à démontrer que l’art ne se vend pas et ne s’achète pas, comme le rappelle l’expression malgache : « Tsy azo amidy » [pas à vendre]. D’ailleurs, aucun participant n’a reçu de rémunération et toutes les performances étaient en entrée libre.

L’année prochaine, le projet essaiera de roder le circuit et de soutenir, une fois de plus, les jeunes créateurs, actuels et à venir.

 


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