Mitsaka : pour une démocratisation de l’art de la danse   publié le 19/11/2014


Mitsaka : pour une démocratisation de l’art de la danse

Après une semaine en mouvements à Tamatave, l’aventure Mitsaka s’est poursuit à Foulpointe du 13 au 16 novembre dernier.

Malgré les nombreux problèmes auxquels étaient confrontés le festival, la volonté de partage et l’engagement des compagnies de danse participantes  mais  surtout l’acharnement des organisateurs étaient remarquables. 

Délestage, problèmes techniques, mauvais temps, manque de ressources humaines, on peut dire que le festival de danse Mitsaka a su improviser au milieu du chaos. Malgré ces nombreux problèmes, cette année encore, Zoë Randrianjanaka et son équipe ont réussi à atteindre leur objectif principal notamment la démocratisation de l’art de la danse. « Le festival a su attirer non seulement la curiosité des touristes présents sur le site mais aussi celle du public scolaire. J’ai pu remarquer l’enthousiasme des élèves de l’EPP sortant des cours pour venir assister aux spectacles», confie  André Rahaja, guide touristique à Foulpointe. « Le public qui est surtout composé d’enfants et de jeunes a pu voir des spectacles de danse qu’ils n’ont pas l’habitude de voir. On peut citer par exemple la danse contemporaine avec certes un langage chorégraphique assez complexe et difficile à comprendre mais qui a tout de même attiré l’attention du public. Je trouve que c’est déjà une étape importante dans le processus d’éducation artistique», explique Annabelle Laïk, danseuse de Soul City (La Réunion).

 

Des compagnies de danse engagées...

En tout, la 7e édition du festival Mitsaka a su réunir une trentaine de compagnies de danse locales (Tamatave, Tuléar, Majunga, Antananarivo) et d’ailleurs (La Réunion, Maurice, France), amateurs et professionnelles. « Nous avons remarquer la belle implication des danseurs malgaches, cette volonté de danser quoi qu’il arrive, cette réelle passion et l’envie d’être là à tout prix que ce soit pour danser ou voir la danse. Lors de la présentation par exemple de la pièce « Et nous alors... » du collectif Diha’raiky, à cause du délestage, nous avons dû improviser en matière de son et lumière. Ils ont travaillé dur pendant deux ans pour produire cette pièce et ont voulu à tout prix la présenter, quitte à danser sous l’éclairage de nombreux téléphones portables, ce qui a heureusement apporter une magnifique touche à leur présentation », confie Bouba de la Cie Malka (France).

 

Vers une professionnalisation du secteur danse

Outre les spectacles de danse, les tables rondes et  les parades, l’équipe Mitsaka se soucie également de la structuration et la professionnalisation du secteur danse à Madagascar. Dans cette optique, des masterclass et un atelier en administration de compagnie de danse animé par Oumar Sall, professionnel du secteur, s’est tenu durant les deux semaines du festival. « C’était surtout un partage d’expérience. A Madagascar, il faut insister sur la formation des jeunes administrateurs de compagnie», confie-t-il.

 

Des perspectives en vue...

Le rideau est tombé sur la 7e édition du festival Mitsaka le 16 novembre dernier. A notre rencontre Yvan Fabius, directeur du festival, nous donne rendez-vous pour la prochaine édition en 2016. « Malgré la non autorisation d'entrer au Manda Fort, qui était depuis le lieu phare du festival,  le mauvais temps du 15 novembre, ou encore le délestage qui a fait annuler une dizaine de spectacle, nous comptons toujours faire de Mitsaka un rendez-vous phare autour de la danse dans la région Antsinanana. Pour ce, nous ferons de Mitsaka un biennal pour mieux préparer la prochaine édition et nous créeront à l’occasion l'association Mitsaka qui gèrera le festival », confie-t-il. En tout cas, bravo à toute l’équipe de Mitsaka et rendez-vous en 2016 !

 

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