Centre de Ressources
des Arts Actuels de Madagascar

Pensée à haute voix

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Après quelques années d’absence, Stam Loony revient en force avec son exposition « Pensée à haute voix ». Alliant subtilement abstraction et installation, sa démarche crie à la prise de conscience.

 

Il s’agit pour Stam Loony d’une manière d’exprimer, comme son nom l’indique,  à haute voix ce que certains pensent tout bas. Car Stam Loony sent qu’il y a trop de non-dits à Madagascar. « Les Malgaches ne font que subir tous les maux du pays : délestage, mauvaise gouvernance, insécurité, injustice, etc. »  Pour Stam, son art une totale liberté d’expression. Une expression qui s’applique aux matériaux qu’il utilise : résine, fer, bois, papier mâché, etc… et tout ce qui peut se récupérer dans la nature et même dans les poubelles. Dans cet esprit, il est l’un des artistes ayant été invités aux côtés de Temandrota, Mme Zo, Andry Anjoanina et Rina pour créer des œuvres d’art public dans les environs  de la buvette de la Faculté des Lettres et Sciences Humaines de l’Université d’Antananarivo en 2014. Son installation « Hazo Mamoa atody » est une représentation abstraite d’un couple en plein accouplement  et qui engendre un œuf géant,  sans doute le symbole de fertilité et d’amour.

Stam Loony: "réinventer l'harmonisation des formes"

Stam doit sa première initiation en art à l’association pluridisciplinaire Lavatondro en 2003. A cette époque, il s’était spécialisé dans la création de bijoux en plastique, en fer et en bois. Sa démarche artistique en tant qu’artiste plasticien s’est peu à peu affinée et affirmée en participant à des stages aux côtés de  Marie-Claude Beck, chargée de projets aux ateliers pédagogiques du Centre Georges-Pompidou (Paris, 2004), ou encore à des formations en scénographie avec Joël Andrianomearisoa dans le cadre des préparatifs de la première Biennale de la photographie Photoana en 2005.

Stam enchaîne alors stage, formation, expérimentation jusqu’à participer, en 2007, au 2e Atelier international « Insulart » sur l’invitation de l’association Partage à l’île Maurice. En 2008, Stam se lance avec « Nul ne va et ne vient sans l’autre », sa première exposition individuelle à l’Alliance française Andavamamba. Engagé dans sa vie comme dans son art, Stam est profondément habité par l’envie de (ré)inventer l’harmonisation des formes, d’orchestrer des champs de couleurs généralement monochromes, en suivant le rythme de son humour, souvent décalé... Ses œuvres s’inscrivent souvent dans l’inattendu.

 

 

source : www.craam.mg :