Centre de Ressources
des Arts Actuels de Madagascar

La dignité humaine

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On m’appelle l’art, je suis un être sensible, un citoyen du monde, une liberté de penser, et surtout un vecteur d’expression souvent oublié de ma population. Mon principal objectif : implorer la dignité humaine dans un monde où tout n’est que chaos, où tout est à refaire...

C’est ce que soutient l’art de Jean-Nirina Razafindralambo. Spécialiste de l’art figuratif contemporain ayant un penchant vers l’art populaire, son  exposition « La dignité humaine »  réhausse l’espace Matières vives de l’ADMC-CRAAM avec ses  tableaux se basant sur le mouvement et la composition. Ayant comme référence des fervents révolutionnaires dont Martin Luther King et Léopold Sédar Senghor, on peut trouver dans son propos artistique la rage de retrouver cette dignité, cette valeur humaine malagasy qui tend à se perdre depuis l’année 2008, où la situation politique de Madagascar n’a fait que se dégrader. « Certes, nous sommes revenus à l’ordre constitutionnel mais  je trouve que cette crise a encore jusqu’à présent une répercussion sur la vie de notre société ne serait-ce que pour citer la pauvreté, l’insécurité, l’injustice, la perte de valeurs, etc… ». Aujourd’hui, il estime que les artistes ont aussi leur mot à dire face à ces maux qui minent le pays. Quoi de mieux que l’art  pour tirer la sonnette d’alarme?

 

  « La dignité humaine » en quelques clichés...

Une face cachée qui reflète le désir de défier le monde

 

Inhumain: fléau qui gangrène la société d' 'aujourd'hui et menace certaines cultures


Cri alarmant: pour dénoncer ce que les autres n'osent pas parler ou qui fait semblant de ne pas écouter ou regarder la réalité


Progrès économique: à part les dirigeants et le peuple, la culture joue aussi un grand rôle pour l’économie

 

  Jean-Nirina Razafindralambo

Né en 1982 à Madagascar, passionné de dessin depuis sa tendre enfance, Jean-Nirina Razafindralambo s’est d’abord initié à l’aquarelle. « A Madagascar, il n’y a pas d’académie de peinture depuis l’époque coloniale. J’ai suivi des cours de dessins dans une petite école de beaux arts à Ambondrona de l’époque puis au Cercle germano malagasy ».  Il s’est voué une passion pour la bande dessinée sous la bienveillance du professeur Jean de Dieu Rakotosolofo.  Ses premières créations se déclinaient sur le thème de la différence qualitative et quantitative, esthétique, culturelle, raciale ou sociale. Son propos artistique et sa technique lui ont valu sa participation à  des festivals  et biennales à l’étranger comme le troisième Festival mondial des Arts Nègres à Dakar en 2010,  le Biennale internationale du portrait  Bosnie Herzégovine en 2011 et 2015.

 

  Parmi ses temps forts…

  • Participation à des rencontres / salons

2010 / Festival des arts  Nègres 3e éd. / Dakar (Sénégal)

2011 / 14e INTERBIFEP / Biennale internationale du portrait / Tuzla (Bosnie Herzégovine)

2015 / Résidence aux Petites cités de caractères / Bretagne

2015 / INTERBIFEP / Biennale internationale du portrait / Tuzla (Bosnie Herzégovine)

  • Expositions

2003- 09 / "Hosotra" / Esplanade Analakely - Antananarivo

2010 / "Nuances couleurs" / Hôtel Colbert Antaninarenina - Antananarivo

2011 / "Indiscretion, ombre et lumière" / Institut français de Madagascar Analakely - Antananarivo

2012 / "BMOI, amis des arts" / Gare Soarano - Antananarivo

Juin 2013 / "La différence" / Association taos'art / Antananarivo

Aout-Sept. 2013 / "La différence" / Alliance française / Antananarivo

2015 à 2016 / "The art in the African painting city " / Bretagne

  • Prix / distinctions / autres récompenses

2014 / Prix spéciale du jury lors du concours Couleurs de Bretagne / France

Plus d’informations sur l’artiste :

http://www.craam.mg/cms/artiste/art_plastique/59

 

 

 

 

source : www.craam.mg :