Centre de Ressources
des Arts Actuels de Madagascar

« Parenthèse » par Isaac

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Inspiré par l'artiste américain Jean-Michel Basquiat, Isaac renouvelle haut et fort la peinture malgache.

En exclusivité chez Mama Benz – sur la route du mausolée Antanimora –, il présente sa nouvelle exposition « Parenthèse », une série de treize toiles.

Isaac nous vient de Majunga mais il pourrait arriver directement de New-York pour se poser chez Mama Benz. Avec son « free style » entre culture afro-américaine, street art et soul music, Isaac vous invite à découvrir ses portraits de femmes qui mêlent collages, pochoirs et couleurs éclatantes sur fond de revendications libertaires. Isaac défend à travers « Parenthèse » un art qui s'aventure volontairement proche  du conformisme, une invitation à oser s'enrichir des cultures d'ailleurs pour mieux les adapter.

L’exposition sera en place jusqu'au 15  décembre. 

 

Détour sur son parcours...


Isaac, de son vrai nom Azaly Zakaria, vit et travaille à Majunga. Il expose pour la première fois en 2010, officiellement à l’Alliance française de Mahajanga. Exposition ayant pour intitulé « Afro Div’art et Couleurs musicales », thème traitant de l’affirmation de soi à travers l’histoire de la lutte sociale afro-américaine et les vibrations de la Soul Music. 

En mai 2011, il continue à travailler sur les contrastes du monde culturel noir et ses paradoxes. Cela se traduit par une série de toiles exposées dans un lieu moins solennel, au Tiki Bar, endroit décalé sur un coin de plage de Majunga ; concept combinant pour la première fois peinture et Slam avec Joey Aresoa. Il réalisera au cours de cette même année, une performance pour l’ouverture officielle du Festival de danse contemporaine « I’trôtra » à Mahajanga.

Les influences majeures de ce jeune peintre malgache restent le grand Basquiat, dans son habileté à retranscrire les conditions de son peuple, avec des images parfois violentes ou la simplicité abstraite de ses tags. Puisant aussi bien chez Keith Harring que Robert Combas et toute la révolution picturale des années 80 en Europe, il allie Afro pop art, Figuration libre ou encore le Bad painting. Cette fois-ci, tout se passe à Tana, ville des grands rêves et des grandes appréhensions avec « L’Observatoire des Idioties intellectuelles », un panorama de nos déviances sociétales, de nos aberrations culturelles et de nos évidences cachées.

 

Source: isart-galerie.mg

source : www.craam.mg :